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L’implantation du bac brun traîne en longueur au Québec

Bacs bruns de compost au bord du chemin.

Le service est bien implanté dans les secteurs résidentiels à Sherbrooke, mais c'est un défi pour les entreprises.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Près de la moitié des municipalités du Québec n’offrent toujours pas de service de collecte des matières organiques - soit le « bac brun » - sur leur territoire. Or, Québec exigera que ce service soit offert dans toutes les municipalités d’ici 2025, et plusieurs craignent de ne pas pouvoir atteindre cet objectif.

Actuellement, il n’y a que 650 municipalités sur 1107 qui offrent un service de collecte des matières organiques.

La stratégie de Québec pour gérer les matières organiques inclut les entreprises, les industries et les commerces. Selon le Conseil régional de l’environnement de l’Estrie, il reste pourtant encore beaucoup de chemin à parcourir pour que ces derniers participent à cette collecte et il aimerait que Québec serre la vis. On est encore beaucoup dans la sensibilisation, souligne Jacinthe Caron, directrice du Conseil. On demande aux corporations d’être de bons citoyens corporatifs, mais il n’y a pas de mesures claires, qu’elles soient coercitives ou en termes d’échéancier.

« Si on continue dans la même direction, on va attendre un 5 à 10 % de plus d’ici 2, 3 ans, selon la situation économique et les autres défis. Je crois qu’il faut y aller un peu plus fort. »

— Une citation de  Jacinthe Caron, directrice du Conseil régional de l'environnement de l'Estrie

Un défi pour les commerces

Si le service de collecte résidentiel est bien instauré à Sherbrooke, la gestion auprès des entreprises est toutefois plus complexe et représente un casse-tête pour nombre d’entre elles. C’est que la Ville n’organise pas de collecte ponctuelle auprès des commerces, comme elle le fait auprès des citoyens.

Un projet pilote a été lancé auprès des commerces, mais seulement une poignée d’entre eux y participent. Sherbrooke avait d'ailleurs été semoncée en janvier 2022 par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement, qui avait déterminé que la Ville était loin d'être un élève modèle en matière de réductions des déchets.

L’organisme Moisson Estrie a décidé, pour sa part, de faire affaire avec une entreprise privée pour la gestion de ses matières résiduelles, mais cette décision a un coût, soit 7000 $ par année.

Cela représente 7000 $ de moins pour l’achat de denrées, pour les affaires courantes. Quand la Ville mettra en place quelque chose qui pourra nous éviter de payer cette somme-là et mieux gérer nos déchets [...] cela va être fantastique, explique Geneviève Côté, directrice générale de Moisson Estrie.

Elle attend donc avec impatience le moment où la Ville mettra en place un système similaire à celui des quartiers résidentiels, ou tout simplement un partenariat qui viendra alléger ce fardeau financier.

Avec les informations de Thomas Deshaies

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