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Les maisons des aînés en Abitibi-Témiscamingue n’ouvriront qu’en partie, faute de personnel

Un chantier de construction.

La future maison des aînés et alternative de Rouyn-Noranda

Photo : Radio-Canada / Andrei Audet

Les maisons des aînés et alternatives de Rouyn-Noranda et Val-d’Or n’ouvriront pas au maximum de leur capacité une fois leur construction terminée.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) a confirmé à Radio-Canada qu’il prévoit une ouverture des maisons par phases. L’organisation explique cette orientation par la pénurie de main-d'œuvre qui l’affecte.

« Autant pour Rouyn-Noranda que Val-d’Or, on devrait commencer par ouvrir 24 places plutôt que 48, ce qui mettrait moins de pression [sur le] personnel. »

— Une citation de  Marc Gendron, conseiller-cadre au CISSS-AT

L’organisation confirme néanmoins que des équipes sont déjà formées et en action afin de préparer les soins et services offerts aux futurs résidents.

L’organisation clinique et professionnelle du milieu, la préparation des plans de formation, des routes de travail, de l’organisation concrète des maisons, ça nous prend des bras, précise le conseiller-cadre à la Direction des programmes de déficience intellectuelle, trouble du spectre de l'autisme et déficience physique du CISSS-AT, Marc Gendron.

Mouvement de personnel

Le CISSS-AT prévoit que plusieurs travailleurs de la santé, dont du personnel infirmier et des préposés aux bénéficiaires déployés dans des hôpitaux ou CHSLD, désirent être transférés vers les maisons des aînés et alternatives.

Marc Gendron signale que cette possibilité pourrait affecter l’offre de services dans d’autres établissements, déjà réduite par le manque d’employés dans le réseau de la santé.

C’est sûr et certain qu’on va regarder comment mettre en place une contingence à ce moment-là et éviter une catastrophe dans d’autres sites. Ça fait partie de nos préoccupations. On travaille pour les maisons des aînés, mais également pour le CISSS au complet, donc cette perspective d'être en rupture de services ailleurs, on veut l’éviter à tout prix, note-t-il.

Une commande politique

Le président de la Fédération interprofessionnelle de la santé de l'Abitibi-Témiscamingue (FIQ-SISSAT), Jean-Sébastien Blais, déplore que le CISSS-AT n’attende pas que la pénurie de main-d’oeuvre se stabilise avant d’ouvrir quelconque place dans les maisons des aînés et alternatives.

Clairement, pour nous, c’est une commande politique et c’est Québec qui vient décider de la priorisation des choix en Abitibi-Témiscamingue. On s’oppose totalement à ça. Je pense qu’on a des décideurs qui sont capables de prendre de bonnes décisions à savoir c’est quoi les services dont la population a besoin à court terme, estime-t-il.

Le président de la Fédération interprofessionnelle de la santé de l'Abitibi-Témiscamingue (FIQ-SISSAT), Jean-Sébastien Blais.

Le président de la Fédération interprofessionnelle de la santé de l'Abitibi-Témiscamingue (FIQ-SISSAT), Jean-Sébastien Blais.

Photo : Radio-Canada / Andrei Audet

Chacune des maisons des aînés de la région aura par ailleurs un gestionnaire responsable des lieux. Le CISSS-AT mentionne qu’il sera imputable des soins et services offerts dans l’établissement.

Rappelons que nous apprenions au début du mois de juillet que la construction des maisons des aînés et alternatives de Rouyn-Noranda et Val-d’Or ne sera pas achevée avant la fin de l’année, comme prévu initialement. Elles devraient plutôt être terminées au courant de l’hiver 2023.

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