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Des vidéos dégradantes sur TikTok à propos d’adolescents du Saguenay dénoncées

L'application TikTok sur un téléphone intelligent.

TikTok est une plateforme de partage de vidéos.

Photo : Getty Images / 5./15 WEST

Radio-Canada

L'apparition d'un phénomène bien particulier sur le réseau social TikTok fait beaucoup réagir. Des comptes anonymes ont lancé des rumeurs sur plusieurs adolescents de la région, allant même jusqu'à publier leurs photos. Dimanche, plusieurs personnes ont tenu à prendre la parole pour dénoncer la situation.

C'était durant le commencement de la nuit. J'ai eu beaucoup de messages disant que j'étais affichée dans une vidéo. J'ai été identifiée. Beaucoup de personnes m'ont lancé des insultes suite à ça, donc je suis allée voir la vidéo, a relaté une adolescente de 14 ans rencontrée par Radio-Canada.

Cette adolescente fait partie des jeunes visés par des allégations qui se retrouvent dans des dizaines de vidéos publiées sur TikTok.

Sa photo s'est retrouvée dans une publication la traitant d'agace mise en ligne jeudi.

Au début, les vidéos, c'était pour complimenter, et ça a commencé à insulter gratuitement, surtout à notre école. Il y a environ 8 comptes qui ont été mis à jour dans moins de 24 heures. Ça insultait et ça bombardait de messages, a-t-elle poursuivi.

Des comptes anonymes liés à des écoles secondaires de Saguenay exposent des jeunes en les associant à des rumeurs dénigrantes accompagnées de leurs noms ou de leurs photos. Certaines vidéos se nomment la plus laide, la plus grosse ou même la plus pute de la poly.

Vivement dénoncées

De nombreuses personnes dénoncent le phénomène. C'est le cas d'Amy Perreault, sur Facebook, qui n'a pas hésité à signaler les vidéos parce qu'elle a elle-même subi de l'intimidation par le passé.

J'ai remarqué en fait une vidéo où ils montraient une photo de l'école qui a été prise sur Google avec quelque chose de vraiment dégueulasse qui était écrit. Et là j'attendais parce que des fois c'est comme des comptes de trolls où c'est juste pour niaiser, mais c'est quand j'ai réalisé qu'à la fin il y avait vraiment une photo d'un adolescent que je me suis dit ce n'est vraiment pas un compte de troll, que c'est réel, a mentionné, aussi en entrevue à Radio-Canada, celle qui s’est sentie interpellée.

Une femme parle devant une forêt.

Amy Perreault n'a pas hésité à signaler les vidéos parce qu'elle a elle-même subi de l'intimidation par le passé.

Photo : Radio-Canada

La plupart des vidéos ont été retirées, mais certains comptes sont encore actifs. Le président de la Fondation Jasmin Roy Sophie Desmarais, Jasmin Roy, croit que le mal est déjà fait.

C'est ce qui est effrayant. C'est qu'en peu de temps le dommage est fait, là. Et encore là, si ça prend une semaine pour enlever l'information sur les réseaux sociaux, c'est très préoccupant, parce qu'on dit qu'en 24 h le dommage est fait, a exposé Jasmin Roy

Un homme parle dans un bureau.

Le président de la Fondation Jasmin Roy Sophie Desmarais, Jasmin Roy, dénonce ce type de vidéos.

Photo : Radio-Canada

Jasmin Roy aimerait que les dossiers de diffamation sur les réseaux sociaux soient traités au criminel.

C’est sûr que dire à un policier que je me fais traiter de pute sur Internet, ce n’est pas des menaces de mort, ce n’est pas une incitation à la violence. Donc, c’est difficile pour eux autres d’intervenir parce que là on est dans la diffamation et ça relève du Code civil, et moi c’est ce que j’ai demandé au ministre Pablo Rodriguez, c’est de rendre toute cette diffamation-là sur les réseaux sociaux criminelle, a-t-il affirmé.

De nombreux parents ont mentionné avoir déposé des plaintes au Service de police de Saguenay (SPS) dans l'espoir que les auteurs à l'origine de ces publications diffamatoires soient épinglés.

De son côté, le SPS a indiqué lundi qu'il ne commentera pas le dossier, puisque le corps de police n'est pas en mesure de déterminer pour le moment s'il s'agit de dossiers criminels.

Chaque cas est particulier et se doit d'être analysé un à la fois, a indiqué par courriel la porte-parole Tanya Lapointe.

Avec les informations de Gabrielle Morissette et de Priscilla Plamondon Lalancette

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