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Île d’Entrée : cure de jouvence pour l’ancienne école et des toilettes à 300 000 $

Un bâtiment en rénovation avec un butte verdoyante à l'arrière.

Le chantier de rénovation et de conversion de l'ancienne école de l'île d'Entrée coûtera 2,4 millions de dollars et devrait s'achever cet automne.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

D’importants travaux sont en cours pour rénover l’école de l’île d’Entrée fermée en 2015, faute d’enfants. Parallèlement, la Municipalité des Îles-de-la-Madeleine a procédé à l’installation de nouvelles toilettes publiques dans la petite communauté anglophone isolée du reste de l’archipel.

Depuis le printemps, des travailleurs s'affairent à transformer l’ancien établissement scolaire en un centre multifonctionnel communautaire et touristique.

Environ 50 % de la superficie du bâtiment sera aménagée en centre communautaire afin de servir de lieu de rassemblement à la population de l’île d’Entrée, estimée à environ 60 personnes durant l’été et 40 personnes durant l’hiver.

L’autre moitié sera occupée par le musée de l’île d’Entrée, explique Helena Burke, la directrice générale du Conseil des Madelinots anglophones, organisme mieux connu par l’abréviation anglaise CAMI (Council for Anglophone Magdalen Islanders). La communauté avait déjà un musée dans un autre bâtiment, mais on voulait déplacer l’exposition et la moderniser.

Une pièce en train d'être rénovée.

Cette section de l'ancienne école accueillera la salle d'exposition du musée.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Quatre chambres seront aussi aménagées pour servir de lieu d’hébergement aux employés du CAMI, dont le personnel du futur musée.

On sait que les gens de l’île d’Entrée sont vieillissants et il faut penser à la relève, mentionne Helena Burke. Je crois qu’on sera obligé d’embaucher de la main-d’œuvre de l’extérieur de l’île, comme le font déjà beaucoup d’entreprises, mais pour attirer des gens de l’extérieur, ça prend du logement.

Helena Burke, assise devant son ordinateur.

Helena Burke est la directrice générale du Conseil des Madelinots anglophones (CAMI). L'organisme est propriétaire de l'ancienne école de l'île d'Entrée depuis 2018.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

L’hébergement permettra aussi de sécuriser l’offre de services du CAMI, souvent compromise par l’annulation des traversées entre Cap-aux-Meules et l’île d’Entrée.

Un gros défi que nous avons au CAMI pour offrir des activités à l’île d’Entrée c’est la météo, parce qu’on n’ira pas si on croit que le traversier ne reviendra pas le soir. Avec des chambres et des salles de bain, on pourra y aller sans inquiétude, explique Mme Burke. On pourra offrir des services de manière plus constante.

Le coût global du projet de conversion du bâtiment est maintenant estimé à 2,4 millions de dollars. Le chantier devrait se terminer en octobre.

Des travailleurs changent des fenêtres.

«Il y a beaucoup de travail à faire, toutes les fenêtres et la toiture doivent être changées, tout le bâtiment va être refait, énumère Helena Burke. Quand les rénovations vont être terminées, ça va être tout neuf.»

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

On a trouvé plus de pourriture que ce qu’on avait prévu, donc ça a allongé les délais d’environ six semaines de l’échéancier initial de travail et fait augmenter le budget de 100 000 $, mentionne Mme Burke.

Une équipe de la Société du réseau Économusée se rendra sur l’île d’Entrée cet automne pour aider le CAMI à installer et préparer la nouvelle exposition muséale qui sera présentée aux visiteurs à l’été 2023.

Installation de toilettes à 300 000 $

À l’ouest de l’ancienne école, la Municipalité a récemment installé de nouvelles toilettes municipales sur le site de l’ancien aéroport de l’île, à environ 400 mètres du port.

Cette installation fait suite à la grogne de l’an dernier provoquée par la fermeture fréquente des toilettes publiques en raison de débordements de la fosse septique scellée.

La Municipalité a donc loué des toilettes dotées d'un système de traitement des eaux usées intégré pour tenter de résoudre le problème.

Deux conteneurs dont l'un abritant deux toilettes.

Le système est composé de deux conteneurs abritant deux toilettes et d'un dispositif de traitement des eaux usées.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

C’est parfaitement autonome, donc ça n’a pas besoin d’être vidangé chaque semaine, explique le maire des Îles-de-la-Madeleine, Jonathan Lapierre. C’est capable de séparer les solides et les liquides, puis de les traiter et de rejeter une eau propre par la suite.

L'installation de ces toilettes nouveau genre est considérée comme un projet pilote. Dans un premier temps, l'administration municipale a choisi de louer l’équipement pour l’été avec une option d’achat.

Si elle est satisfaite de l’infrastructure au terme de la saison estivale, elle en est fera l’acquisition pour la somme de 296 000 $, ce qui inclut les coûts de location.

Bien que la somme puisse paraître impressionnante, le maire souligne que la vidange de l’ancien système était aussi très coûteuse.

Chaque été, ça nous coûtait de 70 000 $ à 90 000 $ pour opérer les anciennes toilettes parce qu’il fallait les vidanger pratiquement trois fois par semaine en mettant un camion sur le traversier, précise Jonathan Lapierre.

Les coûts annuels de maintenance du nouveau système sont estimés à 5000 $.

Un paysage de l'île d'Entrée

L'île d'Entrée est la seule île madelinienne habitée qui n'est pas reliée aux autres par voie terrestre. Le traversier Ivan-Quinn assure la desserte maritime entre l'île d'Entrée et Cap-aux-Meules (archives).

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Plusieurs résidents de l’île d’Entrée déplorent le site choisi par la Municipalité pour installer l’infrastructure. Celui-ci est situé en retrait du chemin principal, au sommet d’une butte. De son côté, le maire des Îles-de-la-Madeleine rétorque que les possibilités étaient limitées.

À l’île d’Entrée, on ne possède pas de terrain qui nous permet de construire un champ d’épuration normal, explique Jonathan Lapierre. On a aussi discuté avec des propriétaires qui ont des terrains dans des lieux stratégiques pour positionner des toilettes publiques, mais tout ça s’est soldé par des échecs.

Le maire rappelle que l’expérience de l’été dictera la suite des choses.

C’est un projet pilote pour savoir si l’équipement et le lieu répondent aux besoins, ça se pourrait qu’on arrive à des conclusions qui démontrent que ce n’est pas le cas, mentionne-t-il.

Une côte avec un bâtiment en haut.

Les toilettes municipales ne sont pas visibles du chemin, Elles sont situées en haut de cette pente, derrière le bâtiment appartenant au ministère des Transports.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Lors du passage de Radio-Canada sur l’île d’Entrée la semaine dernière, aucun panneau d’affichage n’était encore en place pour guider les visiteurs vers la nouvelle toilette, bien que celle-ci ne soit pas visible du chemin.

La responsable des communications de la Municipalité indiquait alors qu’il s’agissait d’une question de jours avant que la signalisation soit installée.

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