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Mort d’un Montréalais de 31 ans combattant volontaire en Ukraine

Le fils et sa mère prennent une photo ensemble à l'extérieur avec chacun un verre dans une main.

Émile-Antoine Roy-Sirois (à gauche) en compagnie de sa mère Marie-France Sirois (à droite).

Photo : Gracieuseté de Marie-France Sirois

Radio-Canada

Émile-Antoine Roy-Sirois, un Montréalais de 31 ans, serait mort en Ukraine alors qu'il prêtait main-forte aux troupes ukrainiennes qui combattent les Russes dans ce pays, indique sa mère.

Marie-France Sirois pense qu'il aurait été tué le 18 juillet, selon des informations obtenues par Adriel Martinez, un combattant volontaire américain en Ukraine. L'homme serait parti en mars afin de protéger les enfants et afin de se battre contre les dirigeants fous.

Marilyne Guèvremont, porte-parole à Affaires mondiales Canada, confirme la mort d’un Canadien en Ukraine mais ne souhaite pas confirmer l’identité de la personne décédée.

Les agents consulaires sont en contact avec la famille et fournissent une assistance consulaire. Pour des raisons de confidentialité, aucune autre information ne peut être fournie, a-t-elle expliqué par courriel à Radio-Canada.

Malgré l’absence de déclaration officielle, la mère du défunt n’a aucun doute qu’il a été tué.

Marie-France Sirois affirme qu’elle a été en contact avec l’ambassade canadienne en Ukraine et que l’armée ukrainienne doit s’occuper de tout afin que le corps de son fils soit rapatrié au Canada.

Il ne faisait jamais les choses à moitié

Trois hommes avec de gros sacs sont debout dans une gare.

Émile-Antoine Roy-Sirois serait d'abord allé en Pologne pour ensuite se joindre à une unité de combattants étrangers en Ukraine.

Photo : Gracieuseté de Marie-France Sirois

Marie-France Sirois n’avait plus de nouvelles de son fils depuis plusieurs jours lorsqu'elle a reçu un appel d'Adriel Martinez, le meilleur ami d'Émile-Antoine Roy-Sirois, tous deux membres de l'unité de combattants étrangers.

J’ai su que c’était la fin, confie-t-elle.

Marie-France Sirois dit qu'elle l’avait supplié de ne pas partir.

Toutefois, le 27 mars, il est parti en Pologne pour dix jours, où il a d'abord aidé au transport de médicaments. Peu après, il aurait rejoint une unité de combattants étrangers en Ukraine.

J’étais complètement dévastée, révèle la mère d’Émile-Antoine Roy-Sirois.

Ils se seraient parlé presque chaque jour. Chaque fois, elle aurait tenté de le persuader de revenir chez lui.

« Je ne voulais pas perdre mon fils. Je le suppliais de tout cœur de revenir ou de faire quelque chose d’autre pour aider d’une manière différente, mais il ne voulait pas changer d’idée. »

— Une citation de  Marie-France Sirois, mère d'Émile-Antoine Roy-Sirois

Le 20 mai, Émile-Antoine Roy-Sirois a souligné son 31e anniversaire dans la région du Donbass, alors que des opérations de bombardement avaient lieu.

Il aurait confié à sa mère qu’il avait peur mais que cette peur n’était pas suffisante pour l’éloigner des combats.

Il était convaincu qu’il pouvait faire quelque chose, a-t-elle souligné. Je pense que pour lui, il n'y avait pas d'autre manière [d'aider que de partir en Ukraine].

Trois hommes en treillis militaire prennent un égoportrait ensemble à l'extérieur.

Émile-Antoine Roy-Sirois a fréquenté l'Université de Montréal et HEC Montréal en plus d'avoir été pompier dans l'Ouest canadien.

Photo : Gracieuseté de Marie-France Sirois

Émile-Antoine Roy-Sirois aurait occupé diverses fonctions au cours de sa vie, y compris celle de pompier dans l’Ouest canadien.

Il s’intéressait à beaucoup de choses en même temps, se remémore Marie-France Sirois. Il ne faisait jamais les choses à moitié.

Passionné de politique internationale, il avait fréquenté l’Université de Montréal et HEC Montréal.

Il était brillant, perspicace et gentil… Il se faisait aimer dès le premier contact [...]. Je vais m’ennuyer de tout [par rapport à lui], toute ma vie.

D'après un texte de Holly Cabrera, CBC

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