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Une manifestation pro-choix au Palais législatif à Winnipeg

Des personnes tiennent dans leurs mains des pancartes "Mind your ouwn uterus" ou " "My body is not governement property".

Le samedi 23 juillet 2022, une manifestation pro-choix s’est tenue devant le Palais législatif de Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Anne-Louise Michel

Une manifestation pro-choix s’est déroulée devant le Palais législatif de Winnipeg, samedi, en soutien aux femmes concernées par le revirement de la jurisprudence Roe c. Wade aux États-Unis.

Une vingtaine de personnes se sont mobilisées pour brandir des pancartes sur lesquelles étaient écrits des slogans tels que : Mon corps n’est pas la propriété d’un gouvernement, Pro-choix, pro-féministe, ou encore Mon corps, mon choix.

L’événement a été organisé par Katie Holokrys, originaire des États-Unis.

La citoyenne américaine vivant au Canada depuis une quinzaine d’années explique avoir fait appel à son réseau sur les médias sociaux pour organiser cette mobilisation autour des menaces qui pèsent sur le droit à l’avortement.

Depuis que l’arrêt Roe c. Wade a été cassé par la Cour Suprême, chaque État américain a le droit de fixer ses propres lois en ce qui a trait à l’accès à l’avortement.

«  J’ai toujours eu comme projet de me réinstaller dans mon pays d’origine, mais depuis cette annonce, je doute. »

— Une citation de  Katie Holokrys, organisatrice de la manifestation
Des musiciens arborent sur leurs instruments et vétements, le slogan " Feminist as Fuck" .

Une fanfare s'est également jointe à la manifestation.

Photo : Radio-Canada / Anne-Louise Michel

Pour Katie Holokrys, l’événement est aussi l’occasion de rappeler que l’accès à l’avortement au Manitoba pourrait définitivement être amélioré.

Elle pense que le Manitoba n’est pas à l’abri d’un changement de législation vis-à-vis de l’avortement. Beaucoup de politiciens conservateurs manitobains sont pro-vie (...) alors je ne serais pas surprise qu’ils tentent de réduire l’accès à l’avortement.

Une mobilisation intergénérationnelle

Mère de trois enfants et militante communautaire, Larissa Kanhai souligne qu’être ici avec ses enfants est très important. Lorsqu’il se passe des choses dans le monde, notre premier instinct est de les protéger, mais pour les protéger, il faut également les éduquer et parfois cela signifie avoir des conversations inconfortables sur des sujets qu’on peut considérer comme tabou, dit-elle.

Deux jeunes frères tiennent des pancartes en soutient au droit à l'avortement.

Elijah Kanhai avec son frère lors de la manifestation.

Photo : Radio-Canada / Anne-Louise Michel

Amener ses enfants à ce genre d’événement, c’est également une manière pour elle de leur montrer qu’ils ont une voix. Ayant deux fils et une fille, elle considère que la question du droit à l’avortement est loin d’être une problématique de genre.

J’ai grandi pendant longtemps avec l’impression qu’être féministe était une mauvaise chose, et aujourd’hui je suis devenue très fière de cela. D’ailleurs, pour elle les hommes, et ses garçons en particulier peuvent être fiers d’être féministes.

Et le message est passé puisque son fils de 14 ans, Elijah Kanhai, soutient la démarche de sa mère. Bien sûr, je suis ici, car ma mère a voulu venir, mais aussi parce que je pense que tout le monde devrait avoir le choix à propos de son corps.

À l’école, on n’a pas vraiment parlé de l’impact de Roe c. Wade, dit-il, ce qui rend la mobilisation et l'éducation encore plus importantes.

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