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L’opération séduction de l’armée pour recruter plus de femmes

Le NCSM Glace Bay, un navire de défense côtière, transporte plusieurs drapeaux, dont celui du Canada à la proue.

Le bateau sera ouvert pour les visites de 10 h à 17 h le samedi 23 juillet.

Photo : Radio-Canada

Audrey-Maude Vézina

Les Forces armées canadiennes souhaitent attirer plus de femmes dans ses rangs, notamment par des événements comme Militaires au féminin, qui font découvrir les possibilités de carrière.

Selon Statistique Canada, elles ne comptent qu’environ 16 % de femmes. Dans la marine uniquement, le pourcentage passe à 20 %. Jessica Tassot, officière de guerre navale, considère que c’est déjà un bon taux et qu’il est en augmentation.

Elle participait à la journée Militaires au féminin, tenue le 22 juillet dans le Vieux-Port de Québec. Les personnes présentes ont pu visiter un navire de la défense côtière et en apprendre plus sur la vie à bord.

« Les gens se posent beaucoup de questions ou ont des idées préconçues qui ne valent plus aujourd’hui. On est là pour leur expliquer réellement ce qu'on vit et ce qui est concret. »

— Une citation de  Jessica Tassot, officière de guerre navale

Les Forces armées canadiennes n’échappent pas à la pénurie de main-d'œuvre. On le voit en fonction des différentes opérations [...]. Il y a certaines positions qu'on est obligé d'éliminer et recréer à travers d'autres métiers, rapporte Jessica Tassot.

Jessica Tassot, souriante, avec le navire en arrière-plan.

Jessica Tassot, officière de guerre navale

Photo : Radio-Canada

Payée pour voyager

Pour Rosalie Solomon, matelot de 1re classe au NCSM Montcalm, la vie dans la marine rime avec voyage. Elle a d’ailleurs participé à l'opération Projection en Afrique en 2020 pour faire de l’aide humanitaire en visitant les écoles ou en donnant des cours de premiers soins. Elle mentionne également les exercices militaires effectués en mer avec d’autres pays pour les former aux procédures de la marine lors d'interventions pour démanteler des trafics de drogue ou d'humains sur les bateaux.

Il faut aimer un métier d'action, c'est sûr. Si on a soif d'aventure, on est servi, souligne-t-elle.

Rosalie Solomon, en uniforme de matelot, devant un navire.

Rosalie Solomon, matelot de 1re classe au NCSM Montcalm

Photo : Radio-Canada

Rosalie Solomon travaille actuellement au recrutement. Elle rapporte qu'il est plus difficile d'attirer les femmes. C'est beaucoup de métiers traditionnellement masculins. Les femmes, c'est un peu plus le pied sur les freins pour entrer dans ces métiers-là. Mais je pense qu’il y aurait avantage aux femmes à venir voir, indique-t-elle.

Pas de limites

Andréanne Roux, 20 ans, est soudeuse, monteuse et mécanicienne sur chantier, et elle avait envie de découvrir ces métiers militaires. Aujourd'hui, j'ai trouvé ça vraiment trippant. On nous montre vraiment toutes les facettes. Si tu veux vraiment changer de branche, aller carrément à autre chose que ce que tu étais habituée à faire, il n'y a pas de problème. Il n'y a pas de limites, explique la jeune femme.

Le bateau sera ouvert pour les visites de 10 h à 17 h le samedi 23 juillet.

D'après les informations de Marie-Pier Mercier

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