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Départ à la retraite du recteur de l’Université Laurentienne

Robert Haché devant une grande table dans une salle de réunion

Les syndicats des professeurs de la Laurentienne avait réclamé le départ de Robert Haché plus tôt ce mois-ci.

Photo : Université Laurentienne

Radio-Canada

L'Université Laurentienne de Sudbury a annoncé jeudi le départ à la retraite de son recteur, Robert Haché, et de sa vice-rectrice aux études, Marie-Josée Berger, dans le cadre des démarches visant à éviter la faillite de l'établissement d'enseignement.

M. Haché et Mme Berger quitteront leur poste avant la sortie de l'Université de sa protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC). L'établissement ne précise toutefois pas la date exacte des départs.

Un recteur et un vice-recteur par intérim seront nommés, et le processus officiel de recrutement d’un recteur permanent, en consultation avec la communauté de la Laurentienne, débutera, peut-on lire dans un communiqué publié jeudi soir

L'Université Laurentienne s'est placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC) en février 2021, en raison d'importantes difficultés financières qui ont entraîné des abolitions de programmes et des mises à pied.

Je laisse mes fonctions de recteur avec énergie et optimisme pour l’avenir. J’ai abordé mon rôle avec des priorités claires : apprendre de la communauté de la Laurentienne, mener à bien le processus de restructuration lié à la LACC et remettre notre université sur la voie vers un avenir riche sur le plan de l’enseignement et de la recherche, culturellement diversifié et financièrement sain, affirme M. Haché par voie de communiqué.

Les syndicats représentant les travailleurs de la Laurentienne ont réclamé la démission de M. Haché à plusieurs reprises à la suite de l’abolition de 69 programmes et l’élimination de presque 200 postes.

Ce n’est pas une surprise. Je crois que tout le monde s’attendait à ce que ça arrive éventuellement, affirme le président du Syndicat des employés de l’Université Laurentienne, Tom Fenske.

Vote à venir sur la restructuration

Ces départs surviennent alors que l’Université a déposé jeudi son plan d’arrangements avec ses créanciers devant la Cour supérieure de justice de l’Ontario, après plus de 18 mois de travail.

Le plan prévoit la vente des actifs immobiliers de l'établissement à la province pour une somme minimale de 45,5 millions de dollars. Les bénéfices réalisés grâce cette vente (plafonnée à 53,5 millions de dollars) servira à régler les créanciers de l'Université.

L'Université va demander le 28 juillet la permission de convoquer une réunion avec ses créanciers à la mi-septembre pour approuver son plan de restructuration.

«  Les documents déposés aujourd’hui permettront à l’Université de repartir à zéro, restructurée et sur une voie claire vers la viabilité financière. »

— Une citation de  Jeff Bangs, président du Conseil des gouverneurs de l’Université Laurentienne

Si les créanciers approuvent le plan à cette réunion, la Laurentienne demandera une autre ordonnance le 5 octobre 2022 pour mettre en œuvre le plan lorsque certaines conditions auront été remplies.

La Laurentienne avait obtenu en mai un sursis supplémentaire : sa protection face à ses créanciers arrive à échéance le 31 septembre 2022.

Le plan a de bonnes chances d’être approuvé

L’avocat et partenaire à la firme Goldblatt Partners, Simon Archer, souligne que le deux tiers des créanciers doivent voter en faveur du plan pour que celui-ci soit approuvé. La firme a représenté l’Université durant le processus de restructuration, mais M. Archer n’était pas directement impliqué.

Si le plan est rejeté, la Laurentienne devra en créer un nouveau, mais M. Archer estime que ce ne sera pas le cas puisque plusieurs mois de négociations ont mené à la rédaction du document déposé.

Elle ne l’aurait pas montré aux créanciers si elle n’était pas sûre qu’elle serait approuvée, croit l’avocat.

Un résultat positif permettrait à l’Université de continuer d’exister. M. Archer ignore les modalités du plan, mais il indique que les créanciers obtiennent normalement de 10 à 15 cents par dollar dans le cadre d’un arrangement.

Tom Fenske espère que la Laurentienne sera en mesure de se soigner après avoir complété sa restructuration.

J’espère que nous pourrons être guidés par des leaders autochtones qui ont de l’expérience d’aide à la guérison. Ce serait important d’apprendre d’eux en ce moment, surtout en raison de notre mandat culturel, estime M. Fenske.

Avec les informations de Jonathan Migneault, de CBC

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