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YouTube s’attaque à la désinformation sur les avortements

Le logo de YouTube sur l'écran d'un téléphone intelligent.

La Cour suprême des États-Unis a révoqué le droit fédéral à l'interruption volontaire de grossesse il y a un mois.

Photo : AFP/Getty Images / Kirill Kudryavtsev

Agence France-Presse

YouTube a annoncé jeudi qu'elle a pris des mesures pour bannir la désinformation liée aux avortements, près d'un mois après que la Cour suprême des États-Unis eut révoqué le droit fédéral à l'interruption volontaire de grossesse (IVG).

À partir d'aujourd'hui et pendant les prochaines semaines, nous allons retirer les contenus qui donnent des instructions sur des méthodes d'avortement dangereuses ou promeuvent de fausses affirmations sur les dangers liées aux IVG, a déclaré une porte-parole de la plateforme.

Le service de vidéos de Google ajoutera les contenus sur l'avortement à ses règlements sur la désinformation médicale, qui interdisent déjà les contenus faux ou trompeurs sur la COVID-19 ou les vaccins. Par exemple, les affirmations selon lesquelles les avortements sont très risqués ou causent souvent des infertilités ou des cancers, précise le groupe californien.

Nous évaluons nos règles et nos produits en continu, au fur et à mesure que des événements ont lieu dans la vie réelle, a noté la porte-parole.

Dans une foule, une manifestante tient une pancarte où on peut y lire : « mon corps, mon choix ».

L'invalidation de l'arrêt Roe c. Wade a suscité une vague de manifestation aux États-Unis.

Photo : Associated Press / Sophia Germer

Appel à l'action

Depuis que la Cour suprême a invalidé le droit fédéral à l'avortement (jusqu'ici en vigueur sur tout le territoire américain depuis 1973), plusieurs États conservateurs ont déjà restreint ou interdit l'accès à l'IVG.

Google, Meta (Facebook, Instagram) et d'autres ont été interpellées à plusieurs reprises sur ce sujet par des personnalités politiques et des associations.

Ces dernières appellent les plateformes à protéger les femmes, en s'assurant que les messages et les offres d'aide restent bien en ligne, et surtout en ne conservant plus autant de données personnelles, notamment celles qui pourraient les compromettre.

Des plateformes craignent en effet que les informations personnelles de femmes qui ont avorté ou de gens qui les auraient aidées (recherches en ligne, déplacements en Uber, etc.) soient retenues contre eux par les procureurs d'États conservateurs ayant interdit l'IVG.

Début juillet, Google a annoncé que les données de localisation des utilisateurs et des utilisatrices seraient automatiquement supprimées en cas de visite d'une clinique spécialisée dans les avortements.

Jen Fitzpatrick, une vice-présidente du géant des technologies, a aussi assuré que ses équipes avaient l'habitude de repousser les requêtes des autorités quand elles sont trop extensives.

YouTube a par ailleurs précisé jeudi qu'un panneau d'informations serait ajouté sur les IVG, pour fournir aux personnes du contexte de la part des autorités de santé locales et internationales.

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