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Une première administratrice autochtone élue à la Fédération de hockey de l’Ontario

Gayle Payette parle derrière un podium.

Gayle Payette s'est intéressée au hockey en suivant son mari, qui était arbitre.

Photo : Avec la permission de Gayle Payette

Chris St-Pierre

La Fédération de hockey de l’Ontario (FHO) a élu sa première administratrice autochtone. Gayle Payette, de la Première Nation de M’Chigeeng sur l’île Manitoulin, dans le Nord de l’Ontario, est maintenant membre du conseil d'administration.

La FHO est responsable de veiller au bon fonctionnement du hockey mineur partout dans la province, sauf dans les régions de l'Est et du Nord-Ouest, et représente les associations régionales à l'échelle nationale.

Je suis honorée d’avoir été nommée au conseil et je me sens chanceuse d’en faire partie. J’ai eu beaucoup d’appui de ma communauté et de mes proches, affirme Mme Payette.

Elle a fait ses débuts dans le hockey en tant que secrétaire de l’Association de hockey mineur de Manitoulin en 1994. Elle a occupé plusieurs postes au fil des années dans plusieurs sports, dont tout récemment ceux de représentante pour le district 7 et deuxième vice-présidente de l’Association de hockey du Nord de l’Ontario (NOHA).

Mme Payette s'est vite découvert une passion pour le développement des joueurs et la protection de l’intégrité du hockey pour ces joueurs.

Un collègue de la NOHA qui était également impliqué au sein de la FHO l’a convaincue de postuler pour l’un des sièges au conseil d’administration.

Portrait de Phillip McKee.

Le directeur général de la Fédération de hockey de l'Ontario Phillip McKee.

Photo : Gracieuseté : Fédération de hockey de l'Ontario

Son expérience au sein de la NOHA et en tant que bénévole dans le hockey de petite communauté sera un important atout, selon le directeur général de la fédération Phillip McKee.

Son héritage autochtone ajoute aussi une certaine profondeur au conseil et nous aidera à nous préparer pour l’avenir en tant qu’organisation qui doit aborder l’inclusivité [du hockey] et comment attirer de nouveaux joueurs de toutes les origines, explique-t-il.

Mme Payette estime que sa nomination au conseil est une déclaration puissante

La FHO s’ouvre à la diversité et étend ses horizons en matière des différentes cultures en Ontario, dit-elle.

Une pandémie difficile pour le hockey

Gayle Payette a déjà en tête plusieurs priorités pour son mandat : la sensibilisation du public au racisme envers les Autochtones dans le hockey ainsi que le recrutement de nouveaux joueurs et d’arbitres.

Nous voulons nous assurer d’avoir suffisamment de bénévoles pour les associations locales, d’officiels pour s’occuper des matchs et d’entraîneurs. Le [problème du] recrutement et de la rétention doit être traité, tout comme l’accessibilité du sport pour les jeunes en difficulté, indique-t-elle.

À l’échelle nationale, le hockey a souffert en matière de participation durant la pandémie. Entre les restrictions sanitaires et la perte d’intérêt, la FHO cherche des solutions pour convaincre les Ontariens de revenir aux arénas.

« Nous avons ramené environ 85 % des joueurs que nous avions avant la pandémie. Nous nous attendons à ce que ça augmente [durant la prochaine saison] et espérons que le chiffre atteindra des niveaux prépandémie. C’est pourquoi nous aurons besoin de ces officiels et bénévoles pour appuyer le système. »

— Une citation de  Phillip McKee, directeur général de la Fédération de hockey de l’Ontario

La FHO procédera à une étude au cours des trois à quatre prochains mois afin de mieux comprendre la démographie des régions qu’elle dessert et les situations financières de leurs résidents.

L’éducation : un outil d’importance

Les incidents de racisme dans le hockey mineur ont été nombreux ces dernières années. Mme Payette souhaite contribuer à la lutte contre ces incidents en se penchant sur son expérience comme enseignante pour le conseil scolaire de Wiikwemikong.

Il y a beaucoup d’éléments déclencheurs en ce qui a trait à la façon dont les gens sont traités sur la patinoire ou à l’extérieur de l’aréna. Il y a du racisme, de la discrimination et nous essayons de freiner ça en montrant comment nous faisons pour guérir et passer à travers ces épreuves, affirme-t-elle.

M. McKee ajoute qu’il s’agit d’un objectif clé pour la Fédération de hockey de l’Ontario au cours des prochaines années. 

Nous devons nous assurer que les arénas reflètent la réalité de la salle de classe et que nous faisons de notre mieux, poursuit-il.

En marge du scandale qui frappe Hockey Canada et des joueurs de la formation 2018 d’Équipe Canada junior, la FHO devra également aborder le sujet du consentement. 

Dans une lettre ouverte publiée le 14 juillet, Hockey Canada s’est engagé à travailler avec toutes ses organisations membres des provinces et territoires au pays pour cibler des thèmes afin de bonifier les formations offertes, notamment en matière de violence sexuelle et de consentement.

À ce sujet, M. McKee s’est contenté de dire que la FHO se concentrera sur l’accessibilité des cours en la matière et la livraison de ceux-ci, indiquant que nous ne réinventerons ou créerons rien.

Nous allons travailler avec les [associations] membres pour appliquer les meilleures pratiques d’une association à l’autre. C’est le bénéfice d’avoir un réseau de sept membres qui offrent du hockey, explique-t-il.

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