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Le Lévisien Jean-Christophe Masson gravit un échelon chez les Blue Jays

Vêtu d'un chandail des Blue Jays, Jean-Christophe Masson s'apprête à lancer une balle au Stade Canac.

Le Lévisien Jean-Christophe Masson au moment de son repêchage en 2019.

Photo : Radio-Canada / Bruno Giguère

Devenu le plus jeune joueur jamais repêché dans le baseball majeur, à 16 ans, en 2019, Jean-Christophe Masson a vu la pandémie de COVID-19 et une blessure retarder ses débuts professionnels. Mais voilà que le Lévisien gravit un premier échelon dans sa route vers le baseball majeur.

L’imposant voltigeur, maintenant âgé de 19 ans, faisait flèche de tout bois dans la ligue des recrues cette saison, en Floride. Son entraîneur lui a annoncé mercredi matin, devant le reste de ses coéquipiers, sa promotion au niveau A avec les Blue Jays de Dunedin.

J’ai eu un bon début de saison. J’essayais de ne pas trop penser à ça parce que ce n’est pas quelque chose qu’on contrôle, mais je ne vais pas mentir. J’espérais que le téléphone sonne bientôt, relate celui qui affiche une moyenne au bâton de .339 en 18 matchs cet été.

Comme c’est souvent le cas dans les filiales du baseball majeur, c’est la promotion d’un autre joueur au niveau A fort, le voltigeur ontarien Dasan Brown, qui a ouvert une place à Dunedin pour Masson.

Mon opportunité est là. C’est à moi de la saisir, lance ce dernier.

Une nouvelle approche

L’athlète de 1 m 91 (6’3’’) ne sera pas trop dépaysé avec sa nouvelle équipe qui évolue au même complexe d'entraînement que l'ancienne, en Floride. Il connaît déjà tous les entraîneurs et plusieurs coéquipiers.

Son horaire changera toutefois pour le mieux. Alors que l'équipe des recrues disputait tous ses matchs à l’heure du midi, les Jays de Dunedin jouent plutôt en soirée.

Les trois posent un à côté de l'autre avec un bâton sur l'épaule.

Tous trois originaires de la grande région de Québec, Nicolas Deschamps, Jean-Christophe Masson et Édouard Julien poursuivent leur cheminement dans les filiales du baseball majeur.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Piedboeuf

Dans la ligue des recrues, tu te lèves à six heures du matin et tu joues sous le soleil. Là, je vais pouvoir arriver un peu plus tard au complexe. C’est un rythme de vie différent et plus réaliste pour une saison de baseball.

S’il estime qu’il aura besoin d’une courte période d’adaptation, le Québécois ne changera pas son approche au bâton. Décrit comme un frappeur puissant, Masson a choisi de raccourcir son élan et d’être plus patient cette saison. Résultat, il est plus souvent sur les sentiers, mais il n’a pas encore frappé de coup de circuit.

L’objectif cette année était vraiment de réduire mes retraits au bâton et de m’élancer sur de meilleurs lancers. C’est la base et je ne suis pas inquiet que la puissance va venir après, explique-t-il.

L'exemple Édouard Julien

Pour l’inspirer dans son cheminement dans les ligues mineures, Jean-Christophe Masson n’a pas à regarder bien loin. Son partenaire d’entraînement durant la saison morte, Édouard Julien, connaît une saison torride au niveau AA. Le joueur de 3e but de Québec s’affiche désormais comme l’un des espoirs les plus prometteurs de l’organisation des Twins.

Il célèbre après avoir croisé le marbre

Édouard Julien (à gauche) gravit rapidement les échelons dans les filiales des Twins du Minnesota.

Photo : Fort Myers Mighty Mussels

Édouard est un joueur spécial et, chaque fois que je le côtoie, j’essaie d’apprendre de lui. De le voir performer comme ça, c’est excitant pour les autres Québécois dans les mineures, admet Masson au sujet de Julien, de quatre ans son aîné.

Mais à 19 ans, le Lévisien devient à son tour une inspiration pour les plus jeunes. Un rôle qu’il prend au sérieux. Il a écrit personnellement aux trois Québécois repêchés dans le baseball majeur, mercredi, dont le jeune artilleur Jérémy Pilon. Choix de 18e ronde des Blue Jays, le gaucher de 16 ans fera face à un dilemme drôlement similaire à celui qu’avait vécu Jean-Christophe Masson en 2019 : signer un contrat professionnel ou poursuivre son cheminement vers une université américaine?

Ce n’est pas mon genre de lui conseiller une décision ou une autre. C'est entre les mains de Jérémy et sa famille, mais c’est sûr que s’ils ont des questions, je peux les guider un peu comme je suis passé par là.

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