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Une balle tirée en direction d’un groupe de pêcheurs innus à Longue-Rive

La péninsule photographiée en vue aérienne.

Vue aérienne de la péninsule de Longue-Rive (archives)

Photo : Sylvain Barriault

Des membres de la communauté d'Essipit affirment avoir été visés par un projectile d'arme à feu alors qu'ils s’adonnaient à la pêche au homard à Longue-Rive, affirme le Conseil de bande dans un communiqué diffusé jeudi.

Les événements se seraient déroulés le 15 juillet en fin d’avant-midi. Un groupe de trois adultes et deux enfants qui pratiquaient la pêche sur les battures auraient vu une balle s'enfoncer dans la vase à très courte distance d'un des enfants.

L’événement aurait causé une onde de choc dans la communauté innue. Le chef de la communauté d’Essipit, Martin Dufour, dénonce ce qu'il qualifie d'intimidation grave et inadmissible.

Il affirme que c’est la première fois qu’un tel événement se produit dans la communauté.

User d’une arme à feu envers des humains, de surcroît en présence d’enfants, nous laisse sans mot, ajoute Martin Dufour par voie de communiqué.

Martin Dufour dans son bureau.

Martin Dufour, le chef d'Essipit, dénonce l'événement qui serait survenu le 15 juillet dans le secteur de l'église à Longue-Rive.

Photo : Radio-Canada / Delphine Jung

La Sûreté du Québec confirme avoir reçu un signalement concernant un événement impliquant une arme à feu à Longue-Rive. Elle refuse de donner plus de détails sur le sujet, puisqu’une enquête policière est en cours.

La préfète de la MRC de la Haute-Côte-Nord, Micheline Anctil, a réagi au communiqué du cde bande plus tard en journée. Tout comme Martin Dufour, elle qualifie les gestes allégués de préoccupants et absolument inacceptables.

La cohabitation harmonieuse, la compréhension commune et une saine communication entre citoyens et entre communautés sont des principes de base qui devraient dicter nos actions, résume Micheline Anctil.

En vertu de la Loi constitutionnelle de 1982, les membres des Premières Nations sont autorisés à pratiquer la pêche à des fins alimentaires, sociales et rituelles (ASR), ce qui inclut la pêche au homard.

Pêches et Océans Canada rappelle par courriel que le territoire de pêche de la communauté d’Essipit s’étend de la pointe Rouge à Tadoussac jusqu’au quai de la Traverse de Forestville.

La pêche ASR est réglementée afin de préserver l'avenir de la ressource et son écosystème. Par exemple, les pêcheurs doivent obtenir une certification de droit de pêche au homard et respecter un quota, ajoute le conseil de bande.

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