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Granby tolère les campements d’itinérants sous encadrement

Des tentes sur un terrain.

Pour l'instant, Granby tolère les tentes dans un coin de la ville.

Photo : Radio-Canada / Brigitte Marcoux

Radio-Canada

Plusieurs villes du Québec voient des campements d'itinérants éclore pendant la période estivale, et Granby ne fait pas exception. La Municipalité a décidé de tolérer ce type d'hébergement sur son territoire, mais en y apportant un certain encadrement.

Au parc Saint-Antoine-de-Padoue, une douzaine de personnes en situation d'itinérance s'installent quotidiennement dans des campements de fortune. Granby permet l'installation de tentes uniquement à cet endroit puisque le parc est près de plusieurs organismes qui œuvrent en itinérance comme le Partage Notre-Dame, où se trouve une soupe populaire.

Une tente avec des vêtements suspendus.

Les tentes sont permises au parc Saint-Antoine-de-Padoue.

Photo : Radio-Canada / Brigitte Marcoux

C'est sûr que, pour la tolérance, il faut que ce soit un endroit sécuritaire. Sécuritaire pour les usagers, sécuritaire pour le voisinage, explique Marc Farand, du Service de police de la Ville de Granby. C'est un endroit qui facilite l'intervention auprès de ces personnes. C'est facile de les rejoindre.

« C'est un endroit où il y a une certaine tolérance, mais ce n'est pas une tolérance qui est officielle pour inviter tous les itinérants de Montréal, de Sherbrooke.  »

— Une citation de  Marc Farand, porte-parole du Service de police de la Ville de Granby

Les policiers font par ailleurs des rondes régulières pour s'assurer de la sécurité des personnes sur les lieux. Ils disent avoir reçu peu de plaintes concernant le campement. Une station de taxis située à proximité sert également de poste pour aviser les policiers si nécessaire.

Pierre Labbé est le doyen du campement de fortune. Il compte se trouver un logement cet automne. D'ici là, il dit s'assurer que l'endroit reste propre et sécuritaire. J’ai pris la responsabilité de garder ça propre pour ceux qui passent, laisser les aires libres pour qu’ils mangent aux deux tables au bout, indique-t-il.

La mairesse de Granby, Julie Bourdon, indique avoir l'intention de trouver d'autres solutions en septembre. En attendant, le campement sera toléré. Ce n’est pas laisser aller et dire qu’on accepte que tout le monde vienne s’installer là, ce n’est vraiment pas le message. C’est de dire que, pour certaines personnes, c’est toléré qu’ils soient là, et on va voir pour la suite. Et on vient en aide, on accompagne ces gens-là.

Avec les informations de Brigitte Marcoux

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