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La moyenne des salaires sur la Côte-Nord est plus élevée que la moyenne québécoise

Un bol de monnaie en argent canadien.

En 2020, le revenu après impôt médian des ménages à Fermont était de 125 000 $ (archives).

Photo : Getty Images / SCoutts

Le revenu après impôt médian des ménages de trois des quatre divisions de recensement de la Côte-Nord était plus élevé en 2020, comparativement à la médiane à l’échelle du Québec, selon des données du dernier recensement de Statistique Canada.

En 2020, le revenu après impôt médian des ménages à l’échelle du Québec était de 63 200 $.

Pour la division de recensement de Sept-Rivières—Caniapiscau, qui comprend notamment les villes de Sept-Îles, Port-Cartier et Fermont, ce chiffre se situe à 72 000 $, ce qui représente une différence de 8 800 $ par rapport à la médiane provinciale.

Revenu après impôt médian des ménages en 2020

Division de recensement

Revenu

Variation avec le Québec

Sept-Rivières—Caniapiscau

72 000 $

+ 8800 $

Manicouagan

63 600 $

+ 400 $

Minganie—Le Golfe-du-Saint-Laurent

72 500 $

+ 9300 $

Haute-Côte-Nord

54 000 $

(-) moins de 9200 $*

La Ville de Fermont fait hausser la médiane de Sept-Rivières—Caniapiscau, car le revenu médian après impôts des ménages était de 125 000 $ en 2020. À Sept-Îles, cette somme est de 68 500 $, tandis qu'à Port-Cartier, elle est de 70 000 $.

Nous constatons ainsi que le[s] revenu[s] médian[s] après impôts des ménages, dans les divisions de recensement que sont Sept-Rivières–Caniapiscau, Manicouagan et Minganie–Le Golfe-du-Saint-Laurent, sont supérieurs à ceux de la province du Québec. Il y a une exception, qui est la Haute-Côte-Nord , explique Mathurin Mancabo, analyste au Centre de la statistique du revenu et du bien-être socioéconomique de Statistique Canada.

Toutefois, l’analyste indique que la majorité des variations de ces revenus médians après impôts des ménages est bien moins importante pour les divisions de recensement nord-côtières, excepté la Haute-Côte-Nord, que pour la moyenne de la province du Québec.

Variation du revenu après impôt médian des ménages entre 2015 et 2020

Division de recensement

Revenu en 2015

Revenu en 2020

Montant de la variation

Variation (%)

Sept-Rivières—Caniapiscau

61 767 $

72 000 $

+10 233 $

7,5 %

Manicouagan

59 600 $

63 600 $

+ 4000 $

6,7 %

Minganie—Le Golfe-du-Saint-Laurent

66 500 $

72 500 $

+ 6000 $

9 %

Haute-Côte-Nord

46 421 $

54 000 $

+ 7579 $

16,3 %

La province du Québec

56 400 $

63 200 $

+ 6800 $

12,1 %

Cette hausse [qui se situe entre 6,7 % et 9 %] n’est pas vraiment marquée. Si on regarde la moyenne provinciale, on remarque une hausse de 12,1 %, dit-il.

Coût de la vie élevé

Au début du mois de mai, l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) avait publié un rapport selon lequel une personne doit gagner au moins 18 $/h à Sept-Îles pour une vie digne. Parmi les sept villes québécoises étudiées par l’IRIS, c'est encore une fois cette année à Sept-Îles où il coûte le plus cher pour vivre dignement.

Circulation automobile au centre-ville de Sept-Îles.

L’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) estime qu'une voiture est nécessaire à Sept-Îles, contrairement aux six autres villes québécoises étudiées (archives).

Photo : Radio-Canada

Hausse marquée de la variation en Haute-Côte-Nord

En ce qui concerne la hausse de la variation de 16,3 % en Haute-Côte-Nord, M. Mancabo note que, comme dans plusieurs autres régions du Canada, elle serait due en partie aux prestations qui sont liées à la pandémie de COVID-19, notamment la PCU.

L’analyste de Statistique Canada précise que la diffusion du dernier recensement se concentre sur le revenu.

Pour pouvoir, par exemple, tenir compte du coût de la vie, il faudrait se rapporter à d’autres facteurs qu’on l’on diffusera dans les prochains mois, c’est-à-dire le logement et la mesure du panier de consommation. Avoir toutes ces données nous permettrait d’avoir une analyse beaucoup plus poussée , souligne M. Mancabo.

Avec la collaboration de Catherine Paquette

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