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La France et l’Espagne profitent d’une accalmie sur le front des incendies

Un édifice abîmé par les flammes.

Les feux de forêt ont ravagé de nombreuses aires de camping dans le département français de la Gironde.

Photo : Reuters / Benoit Tessier

Radio-Canada

Accablées par la chaleur extrême et des feux de forêt d'une rare ampleur, la France et l'Espagne notaient jeudi une nette amélioration de la situation sur le plan des incendies.

Dans le département français de la Gironde, situé au sud-ouest, les deux feux qui ont détruit 20 800 hectares depuis 10 jours n'ont pas progressé dans la nuit, ont indiqué les autorités locales jeudi matin.

Mercredi, les quelque 2000 pompiers engagés avaient réussi à empêcher la progression des feux grâce à une baisse des températures et un air plus humide.

La préfecture avait néanmoins prévenu que près de 36 750 personnes évacuées ne pouvaient pas encore rejoindre leur domicile.

Les restes d'une structure de briques ravagée par un incendie.

Une aire de camping dévastée par les incendies qui font rage en Gironde, au pied de la dune du Pilat.

Photo : Reuters / BENOIT TESSIER

Dans le nord-est de l’Espagne, l'évolution de l'incendie d'Ateca a été positive ces dernières heures, a indiqué le gouvernement régional sur Twitter, qui a précisé que les nouveaux départs avaient été immédiatement éteints.

Cet incendie, qui s'est déclaré lundi, s'étend sur un périmètre de 14 000 hectares et a entraîné l'évacuation de 1700 personnes.

Le retour des habitants dans les villages évacués est de plus en plus proche, mais il faut être prudent, a déclaré le président régional, Javier Lambán.

Le tronçon de l'autoroute A2, reliant Madrid à Barcelone, qui avait dû être fermé à cause des flammes, a été rouvert jeudi matin à la circulation, selon les autorités régionales de l’Aragon.

L'incendie de la province de Zamora, dans le nord-ouest, l'un des pires de ces derniers jours et qui a entraîné la mort d'un pompier et d'un berger, a été maîtrisé et restait tranquille et sans flammes, a indiqué la région de Castille-et-Léon.

L'Espagne a été balayée ces derniers jours par une vague d'incendies dévastateurs, favorisés par la vague de chaleur qui a duré du 9 au 18 juillet et qui pourrait être la plus extrême jamais enregistrée dans le pays, selon l'agence météorologique nationale (AEMET).

Un avion survole un paysage rasé par les flammes.

Un avion Canadair CL-415 survole une zone brûlée par un incendie près d'Avila, dans le nord-ouest de l'Espagne.

Photo : AFP / Javier Soriana

Mercredi, le premier ministre espagnol Pedro Sanchez a déclaré que la vague de chaleur avait provoqué la mort de plus de 500 personnes au pays.

Après un répit de courte durée au niveau des températures mardi et mercredi, l'Espagne devait voir le mercure grimper de nouveau jeudi : 41 ºC étaient attendus en Estrémadure et 40 ºC en Andalousie, tandis qu'une grande partie du territoire reste en alerte.

La situation est pire que prévu

Les feux de forêt qui ont fait rage ces dernières semaines en Europe ont déjà touché plus de superficie que pendant toute l'année 2021, selon le service de surveillance spécialisé européen.

Depuis le début de l’année, les incendies ont brûlé 517 881 hectares dans les 27 pays de l'Union européenne, soit un peu plus de 5000 km2 – l’équivalent de la surface des îles de Trinité-et-Tobago dans les Caraïbes.

Si la tendance se maintient, 2022 pourrait ainsi égaler ou dépasser 2017, pire année enregistrée dans l'UE depuis la création du Système européen d'information sur les feux de forêt (EFFIS), en 2000.

Cette année-là, 988 087 hectares de végétation étaient partis en fumée, soit près de 10 000 km2, ou la superficie approximative du Liban.

La situation est encore pire que prévu, même si nous nous attendions à des anomalies de température grâce aux prévisions [météo] à long terme, explique à l'AFP Jesus San Miguel, coordinateur de l'EFFIS.

« La vague de chaleur est déterminante et clairement liée au réchauffement climatique. »

— Une citation de  Jesus San Miguel, coordinateur du Système européen d'information sur les feux de forêt

Nous savions que ce serait un été difficile et nous nous attendons à ce que ça se poursuive, nous n'en sommes même pas à la moitié de la saison des feux, souligne M. San Miguel. Auparavant, la saison se concentrait de juillet à septembre, maintenant nous avons des saisons plus longues et des feux très intenses.

Près de 40 000 hectares ont brûlé en France depuis le début de l'année, contre un peu plus de 30 000 pour toute l'année 2021. En Espagne, ce sont près de 190 000 hectares qui se sont envolés, contre presque 85 000 en 2021.

Même des pays peu habitués aux feux de forêt, comme la Grande-Bretagne où la température a pour la première fois dépassé 40 °C cette semaine, voient les surfaces touchées s'évaporer : un peu plus de 20 000 hectares y ont brûlé depuis le début de l'année, par rapport à un peu plus de 6000 en 2021, selon l'EFFIS.

Avec les informations de Agence France-Presse

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