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Une excellente saison de pêche au saumon jusqu’ici

Des saumons de la rivière Matane (archives).

Des saumons dans la passe migratoire de la rivière Matane, un lieu où les curieux peuvent observer les spécimens en montaison (archives).

Photo : Gracieuseté: Société de gestion de la rivière Matane.

La saison de pêche au saumon a connu un excellent début. Les pluies abondantes de juin et le temps frais ont favorisé les montaisons. Il est toutefois trop tôt pour en déduire que la population de saumons revient en force dans les rivières.

Est-ce qu’il y a plus de saumons ou est-ce que les montaisons sont plutôt hâtives? On va avoir un meilleur portrait avec les décomptes de mi-saison, fait savoir la directrice générale de la Fédération québécoise pour le saumon atlantique, Myriam Bergeron.

Un saumon atlantique remonte des rapides.

Un saumon atlantique (archives)

Photo : Getty Images / Jeff J Mitchell

Quand il y a de bons débits dans les rivières, c'est intéressant pour le saumon, explique-t-elle en entrevue à Bon pied, bonne heure. L'eau fraîche, c'est une condition idéale. Ça pourrait faire en sorte que le poisson ait tout simplement pu monter plus tôt que d'autres années. On ne veut pas crier victoire trop vite.

Mme Bergeron admet qu’il peut être tentant de penser que le saumon est plus abondant et qu’une tendance a commencé à s’établir depuis les trois dernières années, qui ont été excellentes.

« On pense sérieusement que des effets commencent à se faire voir, [découlant] du plan de gestion et de certaines autres mesures qui ont été mises en place dans les dernières années. »

— Une citation de  Myriam Bergeron, directrice générale de la Fédération québécoise pour le saumon atlantique

La gestionnaire indique que ces initiatives ont permis une diminution des prélèvements de saumon d'environ 50 % et une augmentation d'environ 4 % du nombre de grands reproducteurs. Ça veut dire que, directement et indirectement, avec des meilleures modalités de pêche, on a un impact positif sur la ressource, déduit-elle.

Une femme avec les cheveux attachés sourit à la caméra.

Myriam Bergeron est directrice générale de la Fédération québécoise pour le saumon atlantique (archives).

Photo : Gracieuseté : Saumon Québec

La présence du saumon et les conditions favorables amènent des pêcheurs en Gaspésie, mais aussi sur la Côte-Nord, au Bas-Saint-Laurent et au Saguenay. 

C'est pas mal bien partout, finalement. C'est assez impressionnant, estime Myriam Bergeron. On a beaucoup d'échos positifs des organismes gestionnaires de rivières et des pêcheurs.

Les saumons bien présents dans la rivière Matane

Le directeur de la ZEC de la rivière Matane, Sébastien Lavoie, parle lui aussi d’un excellent début de saison. On est en avance sur les dernières années, constate-t-il.

Pêche au saumon au centre-ville de Matane.

Pêche au saumon au centre-ville de Matane

Photo : Radio-Canada / Brigitte Dubé

En date du 19 juillet, 1628 saumons avaient franchi la passe migratoire de la rivière Matane, soit 54 de plus qu’à pareille date en 2021.

« On a une cinquantaine de saumons d'avance sur 2021 et, si on compare à la grande moyenne, sur plusieurs années, on est en avance de 500 saumons. »

— Une citation de  Sébastien Lavoie, directeur de la ZEC de la rivière Matane

Il observe aussi une augmentation du nombre de grands saumons, ce qui est de bon augure.

Comme Myriam Bergeron, Sébastien Lavoie ne s’avance pas sur l’issue de la saison et confirme que les conditions étaient optimales pour stimuler les montaisons.

Depuis 2016, le plan de gestion du saumon atlantique prévoit la remise à l’eau des grands saumons pour préserver la ressource.

Le 1er août, en fonction du décompte des saumons, les gestionnaires de rivières peuvent autoriser ou non les pêcheurs à garder leurs prises. Cette décision du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs est toujours très attendue.

La pêche est aussi bonne sur la rivière Bonaventure

Le directeur général de la ZEC de la rivière Bonaventure, Ronald Cormier, dresse à ce jour les mêmes constats que Mme Bergeron et M. Lavoie en ce qui concerne l’abondance de la ressource.

« On a un début de saison hâtif. Généralement, les premières captures arrivent autour du 18, 20 juin et cette année, exceptionnellement, elles ont commencé à être enregistrées autour du 10 juin. »

— Une citation de  Ronald Cormier, directeur général de la ZEC de la rivière Bonaventure

Au bout du compte, il n'y aura pas nécessairement plus de saumons en rivière, indique-t-il lui aussi. J'ai appris ça au fil des années, et ça fait plus de 25 ans que je suis ici. Je suis vraiment prudent là-dessus.

Un pêcheur dans la rivière Bonaventure.

Un pêcheur dans la rivière Bonaventure

Photo : Radio-Canada

M. Cormier ne possède actuellement pas de données quant au nombre de saumons parce que le décompte sur la rivière Bonaventure ne se fait pas de la même manière qu’à Matane, où il est effectué quotidiennement grâce à la passe migratoire. Ce sont plutôt des plongeurs qui arpentent le cours d'eau pour dénombrer les spécimens.

Nous, on fait un décompte de mi-saison dans les derniers jours de juillet, explique-t-il. Actuellement, il est planifié pour les 24 et 25 juillet. Donc, c'est sûr qu'après ces deux journées-là, on va avoir exactement le portrait de la montaison.

Les pêcheurs de la Bonaventure, eux, doivent remettre les grands saumons à l’eau en tout temps pour préserver la ressource.

On veut que le nombre de géniteurs qui se reproduisent soit le plus élevé possible pour pouvoir assurer la pérennité de la présence des poissons dans la rivière, fait savoir le directeur. Il y a beaucoup de pêcheurs sportifs qui viennent ici, pas nécessairement pour garder leurs prises et les ramener chez eux, mais vraiment pour vivre la sensation d'avoir un saumon au bout de la ligne, de le combattre, de le maîtriser et de le remettre à l'eau en santé.

Selon M. Cormier, le taux de succès de la remise à l'eau dépasse 95 %.

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