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Plan d’urbanisme de Chelsea : la densification inquiète des résidents

Affiche devant l'édifice de l'hôtel de ville.

L'hôtel de ville de Chelsea, en Outaouais.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Radio-Canada

Un coup de sonde lancé par l’Association des résidents du district 2 de Chelsea cherche à lever le voile sur une série d’inquiétudes concernant le futur plan d’urbanisme de la municipalité, particulièrement en ce qui a trait à la densification.

Depuis 2020, la municipalité de Chelsea, en Outaouais, est en plein processus de révision de son plan d’urbanisme pour les années à venir, chose qui n’avait pas été faite depuis 2005. La Ville a tenu quatre séances de consultations publiques en mai et en juin 2022.

Peu après la dernière consultation publique, l’Association des résidents du district 2 a lancé une consultation volontaire en ligne, cherchant à obtenir l’avis de citoyen sur la révision du plan d’urbanisme de Chelsea. L’association estime que 437 répondants ont pris part à sa consultation en ligne de format Google Forms.

Radio-Canada choisit de ne pas dévoiler les résultats chiffrés de cette consultation volontaire en ligne, notamment parce que l’échantillon recueilli n’est pas représentatif et qu’il n’y a pas moyen de vérifier si les répondants résident tous dans la municipalité de Chelsea et s’ils y ont une résidence principale ou secondaire. Il n’est pas non plus possible de vérifier si une personne y a participé plus d’une fois.

Dans le dévoilement de ses résultats, l’Association des résidents du district 2 de Chelsea met de l’avant qu’une majorité des répondants de la consultation sont opposés à la possibilité que le centre-village [puisse] compter jusqu’à 1000 nouveaux logements de plus dans les prochaines décennies.

Une majorité de répondants se disent assez inquiets ou très inquiets par l'impact de ce niveau de croissance sur le caractère rustique du centre-village de Chelsea, explique Jacques Michaud, résident de Chelsea et membre du comité intérimaire de l’Association des résidents du district 2.

Difficile d’avoir le point de vue des résidents

M. Michaud dit que l’idée d’une consultation publique vient du fait que peu de résidents se présentaient aux consultations tenues par la municipalité. Ainsi, il était difficile d’avoir le point de vue de la population.

Le résident reconnaît qu'il n'était pas possible pour l’association de vérifier si les répondants venaient vraiment de Chelsea ni s'ils répondaient une ou plusieurs fois. Il admet que cela pourrait fausser les données. Il estime par contre que le taux de participation équivaut à environ 10 % de la population adulte de Chelsea, ce qu’il trouve très représentatif.

Un homme en entrevue.

Jacques Michaud, résident de Chelsea et membre du comité intérimaire de l’Association des résidents du district 2.

Photo : Radio-Canada

Dans tous les cas, le message de l’Association des résidents du district 2 de Chelsea est clair : la municipalité doit faire une pause dans le développement commercial et dans tout ce qui n’est pas orienté vers la satisfaction des besoins de la population existante.

Oui, il y a des problèmes de logement, notamment pour les personnes âgées, mais le développement doit être fait de façon intelligente, indique M. Michaud, en ajoutant que les projets immobiliers des cinq dernières années à Chelsea ont entraîné des enjeux de sécurité, notamment sur le chemin Old Chelsea.

Non, il n’y aura pas 1000 logements au centre-village, dit le maire

Questionné à ce sujet en entrevue avec Radio-Canada, le maire de Chelsea, Pierre Guénard, a répondu : Non, il n’y aura pas 1000 logements au centre-village. Les 1000 logements seront plutôt répartis sur l'ensemble du territoire de Chelsea.

Lors du processus de consultation publique municipale que nous avons fait, les gens nous ont dit de nous concentrer en premier sur les services. Donc, obtenons les services pour la population et ensuite regardons ce qu’on peut faire, explique le maire.

Portrait du maire de Chelsea.

Le maire de Chelsea, Pierre Guénard.

Photo : Radio-Canada / Simon Lasalle

La consultation volontaire en ligne menée par l’Association des résidents du district 2 a aussi interrogé les répondants sur la possibilité d’augmenter la densité au centre-village, passant de 8 à 20 logements par acre, mais Pierre Guénard s'explique mal comment ils en sont arrivés à ces chiffres, puisque la densité est au maximum de quatre par acre.

Aux personnes qui craignent qu’une telle mesure mène à la dégradation du caractère rustique de Chelsea, Pierre Guénard estime que le droit de regard de la municipalité sur l’architecture des bâtiments permettra de conserver ce cachet unique.

« On est capables, nous, d'avoir un regard sur l'architecture et le look des bâtiments. Puis, ça arrive souvent que des idées, des projets viennent au comité d'urbanisme et ensuite, nos experts en urbanisme émettent des recommandations [et que] c'est retourné à la table à dessin pour ajouter des modifications architecturales pour garder le cachet du village », souligne M. Guénard.

Avec les informations d’Emmanuelle Poisson et Fiona Collienne

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