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Malgré des tensions en mer, les pétoncliers veulent continuer à pêcher

La capitaine Lyse Léger

La capitaine Lyse Léger et ses trois membres d'équipage ont l'intention de reprendre la pêche au pétoncle jeudi.

Photo : Radio-Canada / René Landry

Deux équipages de pêche au pétoncle ont l'intention de reprendre leurs activités dans la baie des Chaleurs jeudi, malgré les tensions en mer ces derniers jours.

Cette reprise suit deux séries d'incidents survenus au large, les 11 et 18 juillet, quand d'autres bateaux ont entouré et pourchassé les pétoncliers.

Le bateau DAD.

La coque du bateau DAD a été endommagée après avoir été percutée à deux reprises par d'autres embarcations, selon la capitaine Lyse Léger.

Photo : Radio-Canada / René Landry

Les deux capitaines, Hervé Mallet et Lyse Léger, affirment que des bateaux ont percuté leur embarcation.

La GRC fait enquête à la suite de plaintes et doit déterminer si des accusations seront portées.

Des pêcheurs de homard, qui manifestent leur colère, craignent que les pêcheurs de pétoncles nuisent à l'habitat du homard en draguant les fonds marins.

L'Union des pêcheurs des Maritimes (UMP) a déploré ces gestes par l'entremise de Luc LeBlanc, conseiller aux pêches.

C'est toujours une situation qui est regrettable, a-t-il indiqué. Surtout quand la sécurité des marins pêcheurs est peut-être en jeu. C'est une situation qui est regrettable, c'est sûr.

« Leur dire de nous laisser tranquilles »

Le capitaine pêcheur de pétoncle, Hervé Mallet, membre lui aussi de l'UPM, souhaite que l'organisation lance un appel clair à ses membres de ne pas recommencer ce genre de protestation en pleine mer.

Un homme regarde la caméra sans sourire.

Le capitaine Hervé Mallet affirme que l'UPM devrait dire clairement à ses membres contestataires de ne plus pourchasser d'autres pêcheurs.

Photo : Radio-Canada / René Landry

Il faudrait que l'UPM convoque ses pêcheurs pour leur dire de nous laisser tranquilles, affirme-t-il. C'est rendu à un point tel que ça ne fait plus de sens. C'est extrêmement dangereux ce qu'ils font. Ils mettent leur vie en danger et surtout la nôtre. Il va vraiment arriver un accident.

L'Union des pêcheurs des Maritimes fait savoir qu'elle n'a rien à ajouter à ce sujet pour l'instant.

Pêches et Océans, de son côté, n'a pas encore accordé d'entrevue à la suite de ces événements. Le ministère fédéral a relayé deux phrases écrites aux médias pour dire qu'il est au courant de la situation et qu'il la surveille.

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