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Les élus madelinots préoccupés par la situation du transformateur LA Renaissance

Des homardiers au port de Grande-Entrée.

Le port de Grande-Entrée accueille plus du tiers des 325 homardiers des îles de la Madeleine. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Radio-Canada

Le maire des Îles-de-la-Madeleine, Jonathan Lapierre, et le député provincial, Joël Arseneau, affirment avoir interpellé le ministre québécois de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, André Lamontagne, au sujet des paies que le transformateur LA Renaissance n'aurait pas données à 67 homardiers.

Selon l'Office des pêcheurs de homard des Îles, la dette de l'entreprise auprès des homardiers s'élève minimalement à 3,7 millions de dollars pour leurs deux dernières semaines de pêche.

L'entreprise LA Renaissance possède deux usines de transformation dans l'archipel, à Gros-Cap et Grande-Entrée. Elle transforme et met en marché différents produits, dont le homard, le crabe des neiges et le pétoncle.

Le maire des Îles-de-la-Madeleine dit avoir eu une rencontre téléphonique avec le ministre Lamontagne mardi après-midi.

Il est sensibilisé au dossier et à nos inquiétudes. On garde un canal de communication ouvert tous les deux, a indiqué le maire Lapierre après cette rencontre.

André Lamontagne.

Le député et le maire des Îles-de-la-Madeleine ont interpellé le ministre québécois des Pêcheries, André Lamontagne, afin qu'il pose des actions pour régler la situation. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Selon Jonathan Lapierre, le MAPAQ pourrait poser certaines actions dans le but de régler le problème, si ces dernières sont demandées par l'entreprise.

M. Lapierre mentionne avoir déjà interpellé le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, concernant les difficultés de l’entreprise.

On se doit d'interpeller et, à tout le moins, d'aviser les autorités gouvernementales de cette situation-là pour qu'on puisse s'assurer que tous les efforts vont être faits pour soutenir l'entreprise et s'assurer que les pêcheurs et les différents fournisseurs seront payés, mais aussi rassurer les travailleurs et travailleuses, poursuit le maire Lapierre.

Il demande à LA Renaissance de présenter un plan de relance afin d'assurer la pérennité de l'entreprise.

Jonathan Lapierre, maire de la municipalité des Îles-de-la-Madeleine.

Le maire de la municipalité des Îles-de-la-Madeleine, Jonathan Lapierre, dit avoir parlé au ministre Lamontagne mardi après-midi. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Elisa Serret

De son côté, le député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, indique avoir envoyé une lettre au ministre Lamontagne au sujet des homardiers. Selon le député, le ministre a l'autorité nécessaire pour exiger des réponses de la part de l'entreprise.

Dans cette lettre, le député demande au ministre d'agir promptement, d’aller au fond des choses et de poser des gestes concrets pour que cette situation ne perdure pas.

Il estime que le ministre peut s'enquérir de la situation et soutenir l'entreprise ou, du moins, lui offrir son accompagnement et vérifier si le problème peut être résorbé à court terme.

Je pense que la situation est préoccupante. C'est fondamental, pour l'industrie des pêches aux Îles que les pêcheurs reçoivent leurs rétributions pour leurs captures et que l'ensemble de la chaîne de valeurs puisse obtenir l'argent qui lui est dû, soutient-il.

Joël Arseneau souligne aussi qu'il faudra, selon lui, réviser rapidement le régime de protection des pêcheurs face aux acheteurs accrédités par le ministre.

Le député Joël Arseneau, devant des bateaux de pêche.

Le député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, souhaite que les pêcheurs de homard soient mieux protégés. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Valérie Gamache

Le MAPAQ confirme que le ministre Lamontagne a rencontré le maire Lapierre en fin de journée mardi. Dans un courriel acheminé à Radio-Canada, le ministère explique que les parties analysent la situation et les options possibles et mentionne son intention de continuer à suivre le dossier attentivement.

La présidente-directrice générale de l'entreprise n'avait toujours pas donné suite à notre demande d'entrevue mercredi matin.

Avec des informations d'Isabelle Larose

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