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Ottawa accorde plus de 4 M$ pour l’éducation postsecondaire francophone aux T.N.-O.

Des personnes se tiennent debout et sourient à la caméra.

Michael McLeod, député des T.N.-O., Rebecca Alty, mairesse de Yellowknife, R.J. Simpson, ministre de l'Éducation des T.N.-O., Patrick Arsenault, directeur du Collège nordique francophone et Marc Serré, secrétaire parlementaire de la ministre des Langues officielles. Ottawa a octroyé près de 5 millions de dollars au Collège nordique francophone.

Photo : Bureau de la ministre des Langues officielles

Le gouvernement fédéral a annoncé l’octroi d’un financement de plusieurs millions de dollars pour le Collège nordique francophone dans le but de l’aider à élaborer des programmes et à devenir un établissement reconnu.

Marc Serré, secrétaire parlementaire de la ministre des Langues officielles trouvait important de faire le déplacement jusqu’à Yellowknife, mardi, pour annoncer un financement de 4,2 millions de dollars sur trois ans pour soutenir le Collège nordique francophone.

Les collèges francophones partout au Canada jouent un rôle extrêmement important au niveau des employeurs, au niveau du développement économique, et le Collège nordique joue le même rôle ici, à Yellowknife et aux T.N.-O.

En plus de l’argent du fédéral, le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest accorde pour sa part 680 000 $ à l'établissement, pour trois ans également.

C’est très important pour nous qu’il s’agisse d’un financement stable et pluriannuel. Ça nous permet de nous projeter dans l’avenir, d’embaucher des gens, de démarrer de nouveaux projets, ce qui était difficile avant parce que notre financement était plus précaire, à court terme ou fonctionnait par projet, se réjouit Patrick Arsenault, le directeur du Collège nordique francophone.

L’investissement aidera le Collège à accroître l’accès aux études postsecondaires en français à sa population étudiante en offrant des programmes qui répondent aux besoins de main-d’œuvre de la communauté franco-ténoise.

Le Collège nordique francophone est le seul établissement d'enseignement au nord du 60e parallèle qui permet aux étudiants de poursuivre des études postsecondaires entièrement en français.

Créer des programmes, délivrer des diplômes

Il doit aussi aider le Collège nordique à avoir plus de poids sur la scène postsecondaire en délivrant ses propres diplômes reconnus.

Le Collège nordique se prépare pour recevoir une accréditation [du gouvernement] des Territoires du Nord-Ouest. Présentement, l'établissement ne peut pas délivrer des diplômes aux étudiants, note Marc Serré.

Patrick Arsenault confirme que cet enjeu est de taille, car en cas de reconnaissance, le Collège nordique francophone pourra aussi créer ses propres programmes.

On pourrait développer des programmes qui sont particulièrement adaptés à la réalité du Nord, à la réalité de Yellowknife, aux besoins du marché du travail.

Pour être reconnu, l'établissement devra répondre aux exigences de la nouvelle Loi sur l'éducation postsecondaire des Territoires du Nord-Ouest, qui est toujours en cours d'écriture et devrait être prête à l’automne.

Patrick Arsenault précise aussi que l'accréditation permettrait de demander des financements qui ne sont réservés qu’aux établissements reconnus.

Assurer le développement économique

Marc Serré ajoute qu’il est aussi important que les francophones aient accès à une éducation dans la langue de l'enfance, jusqu’aux études secondaires et au marché du travail.

Il note que de telles possibilités de formation aident à la rétention des professionnels qualifiés, un grand sujet sensible dans les territoires, où une partie importante de la population n’est que de passage.

On veut s’assurer que les jeunes demeurent dans la région, mais aussi que les francophones développent des entreprises qui vont contribuer au développement économique partout au Canada.

L’enveloppe permettra aussi de mettre au point une stratégie de diversité, d'équité et d’inclusion, ce qui aidera à mettre en place des formations plus accessibles et plus inclusives.

Enfin, des salles de classe seront également aménagées pour faciliter l’enseignement virtuel, précise le communiqué.

Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’Entente Canada-Territoires du Nord-Ouest relative à l’enseignement dans la langue de minorité et à l’enseignement de la langue seconde officielle de 2019-2020 à 2022-2023.

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