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Le bruit et la vitesse excessive agacent encore dans la Péninsule acadienne

Un policier couché par terre en train de regarder sous une voiture modifiée

Un agent examine un véhicule pour voir si le propriétaire a procédé à des modifications illégales (archives).

Photo : Radio-Canada / Marie-Michèle Bourassa

Plusieurs municipalités cherchent des solutions, souvent avec des moyens limités à leur disposition, à la suite des nombreuses plaintes des citoyens frustrés par une circulation bruyante et dangereuse d’automobiles et de véhicules tout-terrain dans les rues. Du tapage qui cause des frustrations de jour comme de nuit.

Le maire de Caraquet, Bernard Thériault, s’est vidé le cœur sur les réseaux sociaux récemment. Son message Le bruit, ça suffit! , qui montrait principalement du doigt le comportement irrespectueux de certains conducteurs dans les lieux publics de la ville, a reçu plus de nombreux appuis et suscité au-delà de 300 commentaires de toutes sortes.

« C’est sans contredit le problème qui est amené le plus souvent par nos citoyens. »

— Une citation de  Bernard Thériault, maire de Caraquet

Malgré des rencontres fréquentes avec la GRC, les problèmes de bruit et de vitesse perdurent dans les communautés de la Péninsule acadienne. On note des systèmes d’échappement modifiés sur les automobiles dont le bruit dépasse la limite permise de 80 décibels et la vitesse excessive des véhicules.

Bernard Thériault

Bernard Thériault, maire de Caraquet

Photo : Radio-Canada / René Landry

Par exemple, à Lamèque, ça vient souvent des véhicules tout-terrain. À Shippagan, ça vient aussi des voitures modifiées. Le problème est récurrent autant dans les villes que dans les villages ou les DSL et les solutions sont apparemment inefficaces.

Toutes les municipalités de la Péninsule acadienne ont le même problème. Nous croyons que le système de sécurité actuel (la GRC est sous contrat avec la province) n’est pas le système idéal pour répondre à ça , estime Bernard Thériault.

Un agent pour les arrêtés

À Tracadie, le défi de la vitesse et du bruit excessifs ne date pas d’hier. Le maire Denis Losier admet que la situation est préoccupante et que le conseil municipal poursuit régulièrement ses discussions avec la GRC.

La municipalité a depuis peu embauché un agent municipal à qui on a demandé d’intervenir spécifiquement dans les dossiers de bruit excessif, de vitesse et de voitures modifiées.

Denis Losier en entrevue dans son bureau

Le maire de Tracadie, Denis Losier, rappelle les résultats positifs de son agent des arrêtés municipaux.

Photo : Radio-Canada

En quelques semaines et en collaboration avec la GRC, près de 50 contraventions ont été émises et, selon le maire, le message est en train de passer.

« Ces voitures sont faciles à voir et faciles à entendre. Ces avertissements ont été émis et on va voir ce que cela va créer. Si cette stratégie fait ses preuves, on verra si on ajoutera un agent, car il faut penser aussi que ça va nous coûter des sous. »

— Une citation de  Denis Losier, maire de la Municipalité régionale de Tracadie

Des arguments pour une police régionale?

Cela amène de l’eau au moulin à la réflexion pour la mise en place d’une police régionale, dont la fonction principale serait de faire respecter les arrêtés municipaux. Cependant, un tel projet signifierait des dépenses importantes pour les municipalités, explique le maire de Caraquet.

La Péninsule acadienne doit se regarder dans les yeux pour savoir si la structure policière actuelle est la plus efficace. Mais il faut aussi avoir les moyens de nos ambitions. À Caraquet, on paie 1 million de dollars pour la GRC et il ne faut pas sous-estimer leur travail, mais les citoyens nous disent qu’on ne la voit pas. On ne peut pas avoir un policier dans chaque rue , concède Bernard Thériault.

La formule de l’agent municipal semble fonctionner pour Tracadie. Pour l’instant, le maire ne voit pas l’intérêt à investir dans une police régionale.

Nous ne sommes pas encore là et nous n’avons pas la capacité d’absorber une facture. Pour Tracadie, on paie déjà 1,2 million de dollars uniquement pour l’ancienne ville de Tracadie-Sheila. Si on ajoute les DSL, ça nous coûterait probablement plus de 3 millions de dollars. On ne peut pas se lancer dans cette aventure, surtout qu’on n’a pas encore réglé le dossier de la gestion des routes provinciales sur le territoire de la ville avec Fredericton, explique Denis Losier.

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