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Traverser le Canada en canot sur les traces des premiers cartographes et des voyageurs

Bert ter Hart devant un canot équipé d'un mât sur une plage, en juillet 2022.

Bert ter Hart s'arrête sur une plage du lac Winnipeg pour la nuit.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Murchison

Genevieve Murchison

Bert ter Hart vient tout juste d'arriver au lac Manitoba. Il est à mi-parcours de son expédition en solitaire de 7000 kilomètres. D'ici la fin du mois de septembre, il aura pagayé sur les cours d'eau qui relient la Colombie-Britannique à la Nouvelle-Écosse.

L’aventurier a mis son embarcation à l’eau à Vancouver à la mi-avril. Il a choisi de parcourir le premier tronçon à travers les Rocheuses et a effectué plus de 600 kilomètres en portage avec un canot d'environ 91 kg. L’ancien militaire a aussi décidé de laisser son GPS à la maison. Il s’oriente avec une boussole et des cartes pour recréer les conditions dans lesquelles les premiers explorateurs ont arpenté le pays.

Un des objectifs de son voyage est de vivre une expérience authentique et de mieux comprendre la relation des Premières Nations avec la terre et les rivières.

« Les rives n’ont pas tellement changé. Je vois les mêmes paysages que La Vérendrye ou David Thompson. »

— Une citation de  Bert ter Hart, aventurier

Il admet que le voyage est tout de même très éreintant. L'homme de 63 ans parcourt environ 40 kilomètres par jour et espère terminer son trajet en six mois. Il ne prend pas de jour de repos, sauf si les conditions météorologiques le forcent à s’arrêter. Sa femme et sa sœur suivent ses déplacements et l’appuient dans toutes les étapes de son périple.

Il a d'ailleurs nommé sa nouvelle aventure Kai Nani Across Alone. Ces mots polynésiens signifient synergie et harmonie entre l’eau et le vent. Il tire son inspiration de sa femme, qui est d’origine hawaïenne et descendante des Autochtones locaux.

Un canot sur une place avec des autocollants et des mots écrits à la main.

Des gens rencontrés durant le voyage écrivent des mots d'encouragement sur l'embarcation de Kai Nani Across Alone.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Murchison

Relater la contribution des Premières Nations

L’aventurier est autosuffisant. Il campe sur des plages ou dans la forêt. Des gens l’invitent parfois à partager un repas et à discuter. Il documente toutes les étapes de son voyage et ses rencontres sur les réseaux sociaux et son blogue (Nouvelle fenêtre).

Pour lui, il est important de bien raconter la contribution des membres des Premières Nations qui ont participé aux premières explorations et aidé à cartographier le pays. Sans eux, la construction du Canada n'aurait pas été possible, ce ne serait pas le même pays.

Un aventurier traverse le pays en canot

Il a lancé une pétition pour suggérer qu’on renomme le col Howse, qui relie la vallée de la rivière Columbia, en Colombie-Britannique, à l’est des Rocheuses. Ce passage servait de route primaire lors de la traite des fourrures et a été emprunté par des générations d’Autochtones depuis des siècles.

Bert ter Hart n’en est pas à son premier exploit. Dans le passé, l’entrepreneur, capitaine et athlète a réalisé un périple autour de monde en solo. Il espère ainsi convaincre ceux qui rêvent d’entreprendre un défi de se lancer.

Je suis peut-être un romantique, mais je crois qu'en voyageant avec un cœur et un esprit ouvert on découvre de belles choses.

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