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Les campagnes albertaines peinent à composer avec la pénurie de vétérinaires

Des boeufs mangent dans un enclos.

Dans les régions rurales, les vétérinaires s'occupent à la fois des gros animaux qui vivent dans les fermes et des animaux de compagnie. Selon le Dr Josh Lawrence, le plus grand défi est de trouver des vétérinaires qui veulent travailler dans un cabinet rural.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Radio-Canada

Selon l’Association de la médecine vétérinaire de l’Alberta, près de 20 % des postes de vétérinaires, soit plus de 800, sont à pourvoir, en Alberta. Cette pénurie de vétérinaires se fait ressentir de façon intense dans les régions rurales.

Dans les régions rurales, les vétérinaires s'occupent à la fois des animaux de ferme et des animaux de compagnie.

En août dernier, la clinique du Dr Josh Lawrence, à Vegreville, à environ 100 kilomètres à l’est d’Edmonton, a embauché un nouveau vétérinaire, ce qui mettait fin à une recherche qui a duré quatre ans.

Le plus grand défi, selon le vétérinaire, est de trouver quelqu'un qui veuille travailler dans un cabinet rural.

Il faut beaucoup de détermination. Il faut aimer ce que l'on fait pour travailler avec le bétail et être dans l'industrie de l'élevage, affirme le Dr Lawrence.

Situation désespérée

Je pense que nous sommes en situation désespérée avec la pénurie de vétérinaires, indique-t-il.

« La pénurie a eu des répercussions sur les vétérinaires, leur santé, leur mode de vie et leur charge de travail. C'est très difficile pour eux. »

— Une citation de  Josh Lawrence, vétérinaire à Vegreville, en Alberta

Le Dr Lawrence raconte que, de la mi-décembre à la fin de juin, il a été de garde toutes les nuits.

C'est épuisant. Le travail doit être fait, et je prends les appels, et je le fais parce que je veux assurer cela à nos clients, confie-t-il. Mais en même temps, c'est dur pour nous, les vétérinaires, de faire cela, car c'est dur pour notre vie de famille.

Répercussions sur les animaux?

Melanie Wowk, une vétérinaire qui exploite une ferme près du hameau de Beauvallon, à environ 150 kilomètres à l’est d’Edmonton, soutient que certaines régions rurales de l’Alberta sont très mal desservies.

La pénurie de vétérinaires pourrait avoir des répercussions négatives sur le bien-être des animaux si les agriculteurs commencent à avoir de la difficulté à obtenir des ordonnances pour leurs animaux ou des interventions chirurgicales lorsque cela est nécessaire, estime-t-elle.

Or, selon le Dr Darrell Dalton, chef de clinique de l’Association de la médecine vétérinaire de l’Alberta, la pénurie de vétérinaires n'a pas de répercussions négatives sur le bien-être des animaux pour le moment.

Il remarque cependant que certains vétérinaires des régions rurales de l'Alberta en sont au point de faire passer le bien-être des animaux avant le leur.

Deux fois plus de places à l’Université de Calgary

Renate Weller, doyenne de la faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Calgary, affirme que l'industrie en Alberta est à un point de crise et que la seule solution est d'augmenter le nombre d'inscriptions.

L'Université de Calgary possède la seule école de médecine vétérinaire de l’Alberta. À l'heure actuelle, elle accueille 50 étudiants par an. Elle a l’intention de doubler le nombre de places dans son programme d’ici deux ans.

Par ailleurs, afin d'inciter les jeunes des régions rurales à se joindre à la profession, la faculté de médecine vétérinaire met en œuvre un programme de sensibilisation dans les communautés rurales, qui comprend la visite d'écoles et la promotion du métier dans l'espoir que certains des futurs étudiants deviendront vétérinaires et exerceront dans les régions rurales.

Le Dr Darrell Dalton souligne par ailleurs qu'il est important de veiller à ce que les étudiants qui vivent dans les villes soient sensibilisés aux possibilités offertes dans les régions rurales de l'Alberta.

Avec les informations de Dennis Kovtun

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