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Piscines : des médecins critiquent le changement proposé à Charlottetown

Une piscine dans une cour arrière entourée de clôtures.

Les piscines privées à Charlottetown doivent être complètement entourées d’une clôture ou d’une autre structure haute d’au moins 1,8 mètre. Le conseil municipal va bientôt consulter la population sur la possibilité d’employer plutôt une couverture rigide (archives).

Photo : Shutterstock / Chiyacat

Radio-Canada

Des pédiatres de l’Île-du-Prince-Édouard s’opposent au changement de réglementation proposé à Charlottetown qui permettrait aux propriétaires de piscines privées d’utiliser une couverture rigide plutôt qu’une clôture.

Les règlements municipaux stipulent que les piscines doivent être complètement entourées d’une clôture ou d’une autre structure haute d’au moins 1,8 mètre.

Le changement proposé dispenserait de cette exigence les propriétaires qui utilisent sur leur piscine une couverture certifiée.

Nous craignons que le changement proposé augmente le risque de noyades d’enfants, affirme le Dr Peter MacPherson, l’un des sept médecins qui critiquent cette idée.

Peter MacPherson interviewé à l'extérieur.

Le Dr Peter MacPherson affirme que la sécurité des enfants importe plus que l’esthétique et le coût des clôtures.

Photo : Radio-Canada / Nicola MacLeod

Nous avons des morts imprévues et involontaires résultant de blessures. Nous devons parfois informer des parents de la mort de leur enfant. Aucun parent ne veut connaître cette expérience, ajoute le Dr MacPherson.

Les médecins jugent que les couvertures rigides peuvent procurer une protection, mais qu'elles doivent être utilisées en plus d’une clôture dont la porte se ferme et se verrouille automatiquement. Une telle clôture peut prévenir des noyades si des enfants du voisinage s’approchent de la piscine alors que les propriétaires sont momentanément à l’intérieur de leur maison, explique le Dr MacPherson.

La Dre Jill Borland Starkes estime pour sa part que le changement proposé repose sur des préoccupations financières ou esthétiques plutôt que sur des données scientifiques ou des recommandations en matière de prévention d’accident.

Jill Borland Starkes interviewée devant un terrain de jeu pour enfants.

La Dre Jill Borland Starkes affirme que Charlottetown envisage un changement qui ne repose pas sur des données scientifiques ni sur l’avis d’organismes qui se spécialisent en prévention des accidents.

Photo : Radio-Canada / Nicola MacLeod

La Dre Borland Starkes recommande au conseil municipal de consulter la Société de sauvetage, qui a déjà désapprouvé le changement proposé, et l’organisme Parachute Canada, qui recommande l’emploi d’une clôture avec une porte qui se ferme automatiquement.

Les explications du conseil municipal

La question a été posée pour la première fois en 2020 par un résident qui a demandé ce changement. Depuis, quelques autres résidents ont signalé leur intérêt, selon le conseiller municipal Terry MacLeod.

Les fonctionnaires municipaux ont étudié les règlements en vigueur dans d’autres municipalités du Canada, indique M. MacLeod.

Les arrêtés municipaux, souligne-t-il, respectent les normes provinciales, mais dans ce cas, selon lui, les autorités provinciales ne souhaitent pas intervenir.

Terry MacLeod interviewé à l'hôtel de ville.

Le conseiller Terry MacLeod préside le comité d’urbanisme.

Photo : Radio-Canada / Nicola MacLeod

Le conseil municipal a voté, le 11 juillet, pour soumettre la question à une consultation publique. Une réunion publique à ce sujet aura lieu le 26 juillet, à 19 h, à l’hôtel Rodd Royalty. Les médecins comptent y participer.

Terry MacLeod s’attend à ce que leur opinion pèse lourd au moment où le conseil municipal prendra une décision.

D’après un reportage de Nicola MacLeod, de CBC

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