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L’Ontario et les syndicats de l'éducation entament des négociations

Dans une classe de la Commission scolaire de l'Estuaire sur la Côte-Nord.

Les syndicats qui représentent les travailleurs de l'éducation en Ontario tenteront de négocier de nouvelles conventions collectives. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les négociations ont commencé lundi entre le gouvernement de l'Ontario et le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), un important syndicat du secteur de l'éducation. Il s’agit d’une première ronde de plusieurs discussions qui devront avoir lieu avec les groupes syndicaux du secteur.

Les contrats de travail de plusieurs syndicats du secteur de l’éducation arrivent à échéance à la fin du mois d'août.

Un porte-parole du SCFP - qui représente 55 000 travailleurs de l'éducation de l'Ontario, dont des éducateurs de la petite enfance, des employés de l'administration scolaire, des chauffeurs d'autobus et des concierges - a déclaré que les négociations ont commencé comme prévu lundi matin.

D'autres réunions sont prévues cette semaine avec les syndicats représentant les enseignants des écoles élémentaires, secondaires, françaises et catholiques, a indiqué le gouvernement.

Des représentants des syndicats ont déclaré qu'ils souhaitaient de meilleurs salaires pour leurs membres et de meilleures expériences éducatives pour les élèves, tandis que le gouvernement a souligné qu'il voulait voir les élèves en classe sans perturbations cet automne.

On s'attend à ce que l'inflation et l’augmentation du coût de la vie soient au cœur des discussions.

La dernière ronde de négociations s'est avérée difficile. Le projet de loi 124, qui plafonne les augmentations de salaire des travailleurs du secteur public à 1 % par an, a également joué un rôle important dans les tensions lors des dernières négociations.

Le premier ministre Doug Ford a depuis déclaré que les enseignants se verraient offrir une augmentation supérieure à 1 % cette fois-ci.

Le SCFP, lui, veut un contrat de travail qui s'assure que le salaire des travailleurs ne soit plus érodé, peut-on lire dans une déclaration publiée au début du mois.

Les travailleuses et travailleurs de l'éducation de première ligne que vous avez choisis pour vous représenter à la table de négociation sont prêts à conclure une entente équitable qui améliore l'expérience éducative des enfants à compter de septembre prochain et qui transforme les emplois en éducation en un travail que les gens peuvent se permettre de faire, peut-on lire dans la déclaration.

Le coût de la vie dans la mire de la FEESO

Karen Littlewood, présidente de la Fédération des enseignantes et des enseignants des écoles secondaires de l'Ontario (FEESO), a déclaré que son syndicat tentera se de concentrer sur les coûts croissants auxquels tous les travailleurs sont confrontés ces jours-ci, et nous serons en mesure d'avoir un peu de soulagement pour nos travailleurs.

Mme Littlewood a déclaré que le syndicat souhaite une augmentation de salaire qui suivra l'inflation.

Nous verrons ce que le gouvernement apporte à la table, a-t-elle dit.

L'OECTA dit vouloir une entente équitable

La présidente de l'Association des enseignants catholiques anglophones de l'Ontario (OECTA), Barb Dobrowolski, qui devrait entrer en négociations avec le gouvernement dès jeudi, a souligné les efforts déployés par les travailleurs de l'éducation pendant les années de pandémie pour assurer le fonctionnement du système d'éducation public de classe mondiale de l'Ontario.

Les enseignants catholiques sont déterminés, comme toujours, à travailler ensemble pour conclure une entente équitable qui offre ce qu'il y a de mieux à nos élèves, nos enseignants, nos travailleurs de l'éducation et nos familles, en reconnaissant que les conditions de travail des éducateurs sont les conditions d'apprentissage de nos élèves , a-t-elle déclaré dans un communiqué envoyé par courriel.

Le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, a déclaré dans un communiqué que la priorité du gouvernement est de s'assurer que les élèves retournent en classe avec l'expérience scolaire complète, faisant écho aux commentaires faits plus tôt par le premier ministre.

Nous croyons que la stabilité est essentielle pour les élèves de l'Ontario, afin de s'assurer qu'ils restent concentrés sur le rattrapage des compétences essentielles à la vie et à l'emploi - de la lecture et l'écriture à la littératie financière - qui les aideront à réussir , a déclaré M. Lecce.

Nous nous concentrons sur la conclusion d'une entente qui permet aux élèves de rester en classe sans interruption, afin qu'ils puissent rattraper leurs études et obtenir leur diplôme avec les compétences dont ils ont besoin pour les emplois de l'avenir.

Des ententes de quatre ans?

Plus tôt ce mois-ci, le SCFP a noté qu'une note de service envoyée par le sous-ministre adjoint de l'Éducation indiquait que la province envisageait une durée de quatre ans pour les conventions collectives du secteur de l'éducation, au lieu de la durée actuelle de trois ans.

La note de service indiquait que la durée de quatre ans permettrait une plus grande stabilité pendant que les étudiants rattrapent leur retard après les perturbations de la pandémie et demandait l'avis des organismes de négociation sur les options de contrats de deux, quatre ou cinq ans.

Le gouvernement a confirmé lundi qu'il cherchait à obtenir des commentaires sur un contrat de quatre ans.

Le SCFP a suggéré que la modification des conditions contractuelles serait bénéfique pour la candidature des progressistes-conservateurs à la réélection en 2026.

Mme Littlewood a déclaré que la FEESO discutera de cette idée à la table de négociation lorsqu'elle sera présentée dans le contexte du reste de l'entente. Elle a ajouté que son syndicat partage les objectifs du gouvernement d'avoir des élèves qui apprennent dans les salles de classe en septembre.

Nous avons l'intention d'être dans les salles de classe et de soutenir les élèves, a-t-elle déclaré.

Avec les informations de La Presse canadienne

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