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Des Canadiens peinent à payer leur prêt hypothécaire

Trois portraits juxtaposés.

Kartik Soni, à gauche; Anne Leitch, au centre; Amandeep Singh, à droite.

Photo : Radio-Canada / Rebecca Zandbergen/CBC

Radio-Canada

Des milliers de Canadiens ayant récemment contracté des hypothèques peinent à joindre les deux bouts à la suite de l’augmentation du taux directeur de la Banque du Canada. Celle-ci a augmenté son taux d'un point de pourcentage pour le porter à 2,5 % la semaine dernière.

Si je ne reçois pas d'augmentation de salaire ou si je n'ai pas de revenu supplémentaire, ce sera vraiment difficile, a déclaré Kartik Soni, de London, en Ontario.

M. Soni a une hypothèque à taux variable sur la maison qu'il a achetée à London. Avec sa famille, il a quitté Brampton pour y emménager il y a six mois.

En janvier de cette année, je payais environ 1920 $ et maintenant je paie 2500 $, a déclaré M. Soni au sujet de ses versements hypothécaires mensuels.

En janvier, le taux d'intérêt de M. Soni était de 1,54 %. Maintenant, il est à 3,79 % après une série de hausses.

M. Soni travaille dans le secteur bancaire et espère que sa femme trouvera bientôt un emploi.

Je croise donc les doigts pour qu'elle obtienne un bon emploi. Même si elle obtient un emploi décent, nous pourrons survivre. Sinon, ce sera vraiment difficile.

La facture d'épicerie du couple a également presque doublé en six mois, a déclaré M. Soni, passant de 500 $ par mois à 1000 $.

Le collègue de M. Soni, Amandeep Singh, est dans une situation similaire. Il a contracté un prêt hypothécaire à taux fixe, mais il arrive à échéance dans six mois.

Je me gratte la tête pour savoir quoi faire, car le pire est encore à venir, a déclaré M. Singh.

Il a quitté le Manitoba pour s'installer à London il y a deux mois, parce que sa famille n'aimait pas les hivers là-bas. Or, les prix des maisons sont beaucoup plus élevés en Ontario.

M. Singh pense qu'une fois qu'il aura négocié les conditions de sa nouvelle hypothèque, il devra payer 500 $ de plus par mois.

L’avenir m’inquiète, a déclaré M. Singh.

Comme M. Soni, il espère que sa femme pourra trouver un meilleur emploi. Elle fait du télétravail, mais elle cherche quelque chose de plus important, car nous ne pouvons pas survivre dans ce cadre.

Ann Leitch, elle, a des inquiétudes en lien avec l’état du marché de l’immobilier.

Nous avons acheté notre maison pendant la pandémie, donc nous bénéficions d'un taux d'intérêt intéressant, a déclaré Mme Leitch, dont la maison se trouve à Kilworth, tout près de London.

Mais Mme Leitch est inquiète : En ce moment, mon père a mis sa maison en vente et il se trouve qu'il l'a mise en vente au mauvais moment.

La maison est sur le marché depuis deux semaines.

En fait, cela nous met un peu en stress, parce qu'il a un appartement dans une résidence pour personnes âgées, donc cette maison doit être vendue.

Avec les informations de Rebecca Zandbergen, de CBC

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