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Les pays africains au chevet de la nature

Des poissons nagent dans un parc marin au Kenya.

Les pays africains veulent mettre en place des politiques écologiques efficaces pour assurer la sauvegarde et la préservation des écosystèmes du continent.

Photo : La Presse canadienne / AP / Brian Inganga

Agence France-Presse

Des délégués de tout le continent africain ont entamé lundi des discussions au Rwanda à l'occasion du premier congrès africain ayant pour thème le rôle des aires protégées dans l'avenir de la planète.

Le congrès des aires protégées d'Afrique de l'Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), l'APAC, se déroule quelques mois avant la tenue de la COP15 biodiversité en décembre à Montréal, qui doit adopter un cadre mondial pour mieux protéger la nature ravagée par les activités humaines, à horizon 2050, avec une étape en 2030.

Les aires protégées sont essentielles à la survie de la planète, a estimé le directeur général de l'IUCN, Bruno Oberle, au premier jour des discussions dans la capitale rwandaise, Kigali. Elles doivent se poursuivre jusqu'au 23 juillet et réunissent quelque 2000 participants.

Et plus nous les gérons au bénéfice de la population et de la nature, plus nous allons construire un avenir où chacun, qu'il soit une personne ou un animal, pourra prospérer, a-t-il ajouté sur Twitter.

Une personne qui marche devant un panneau d'affichage à l'entrée d'une forêt.

Un garde forestier marche devant un panneau d'affichage qui promeut la conservation des primates dans les réserves forestières au Ghana.

Photo : Getty Images / AFP / CRISTINA ALDEHUELA

Selon les organisateurs, l'APAC vise à définir le rôle des aires protégées dans la sauvegarde de l'emblématique faune africaine et la fourniture de services vitaux par les écosystèmes, ainsi qu'à promouvoir le développement durable tout en préservant l'héritage culturel et les traditions du continent.

Il est grand temps que les législateurs africains mettent en place des mesures et des stratégies fortes pour faire en sorte que la destruction de notre riche biodiversité soit stoppée, a déclaré le premier ministre rwandais Édouard Ngirente.

Le mois dernier, les 196 membres de la Convention pour la diversité biologique (CDB) de l'ONU se sont réunis à Nairobi en vue de préparer la COP15 biodiversité, mais, si quelques progrès ont été réalisés, un travail important reste à accomplir d'ici décembre.

Le temps presse, alors que les États ont échoué à tenir leurs engagements sur la dernière décennie et que la dégradation de l'environnement, qui fournit eau potable, air et nourriture, se poursuit à un rythme effréné.

Il est question de protéger au moins 30 % des terres et océans d'ici 2030, de réduire les pollutions plastiques et agricoles, ou encore de s'assurer de la bonne mise en œuvre des objectifs adoptés.

Des femmes marchent sous des filaos.

Au Sénégal, pour ralentir l’érosion côtière, le gouvernement a lancé un grand projet dénommé la « Grande Muraille Verte ».

Photo : La Presse canadienne / AP / Leo Correa

Bien qu'une large coalition de pays soutienne l'objectif de protéger au moins 30 % du globe et que les dirigeants de 93 pays se soient engagés en septembre 2020 à mettre fin à la crise de la biodiversité, ce thème peine à s'imposer dans le programme politique international au même niveau que le climat.

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