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À votre tour de participer à l’inventaire des espèces naturelles du Canada

Une tortue-molle à épines.

Cette tortue ne se trouve plus que dans la région du lac Champlain au Québec, indique Conservation de la nature Canada.

Photo : Facebook / Conservation de la nature Canada

La Presse canadienne

Conservation de la nature Canada (CNC) invite les Canadiens à poser un geste pour l'environnement, tout en profitant du plein air, en documentant leurs observations de plantes et d'animaux du 28 juillet au 1er août.

C'est la troisième fois que CNC mène ce qu'il appelle son Grand BioBlitz à travers le Canada.

Les observations peuvent se faire autant dans sa cour que sur son balcon, aussi bien pendant son heure de lunch qu'en excursion en pleine nature.

Claude Drolet, chargé de projet à l'intendance des terres chez CNC, souligne avoir été agréablement surpris par les observations de l'an dernier, où le papillon monarque a été le plus souvent rapporté. Je trouve ça super intéressant qu'une espèce en péril soit l'espèce la plus observée dans le projet!

En revanche, les oiseaux sont [les animaux] où on peut aller chercher le plus d'observations inusitées, notamment dans la mesure où ils sont régulièrement repérés là où on ne les attendait pas, précise M. Drolet, qui est également ornithologue.

L'organisme de conservation recueille les observations et les photographies, qui seront intégrées dans ce vaste inventaire participatif d'espèces. Un tel exercice mené à l'échelle canadienne permet d'amasser d'importantes données sur les populations et la distribution des espèces observées.

En retour, ces données guideront les scientifiques et les responsables de la planification en conservation dans la mise en œuvre de projets de protection et de restauration de milieux naturels à travers le pays.

Un pagayeur se détend dans un canoë, près de Lindsay, en Ontario.

Pour participer au Grand BioBlitz, il suffit de s'inscrire sur le site Internet conservationdelanature.ca/bioblitz

Photo : The Canadian Press / Fred Thornhill

Conservation de la nature Canada procède régulièrement à l'achat de terrains dans le but de protéger ce qui s'y trouve et ces observations s'intègrent dans cette démarche, souligne M. Drolet.

« Les connaissances sur les espèces en péril vont servir à nos processus d'analyse de priorisation. On se base sur la science pour prioriser les sites qu'on veut protéger, pour essayer d'avoir les espaces clés pour la protection d'espèces en péril par exemple. »

— Une citation de  Claude Drolet, chargé de projet à l'intendance des terres chez CNC

Conservation de la nature Canada fait aussi valoir que l'occasion est propice pour inciter la population à jeter un œil plus attentif à la nature qui l'entoure et à en apprendre davantage sur la biodiversité, sans compter les effets bénéfiques reconnus du plein air, tant pour la santé physique que pour la santé mentale.

Un guide pratique

Pour participer au Grand BioBlitz, il suffit de s'inscrire à conservationdelanature.ca/bioblitz (Nouvelle fenêtre). Chaque personne inscrite reçoit un guide pratique, des conseils pour la prise de photos et des informations sur l'identification des espèces.

L'organisme explique que le signalement de plantes envahissantes comme l'alliaire officinale ou d'un oiseau rare, comme le pic à tête rouge, ont chacun leur importance. Ces données peuvent par la suite servir à déterminer les habitats d'espèces en péril qui doivent être protégés ou à évaluer la propagation d'espèces envahissantes.

Les gens peuvent même signaler les espèces qui sont dans leur parterre, mais ils doivent cocher la case qui indique que c'est une espèce cultivée, lorsque c'est le cas, indique Claude Drolet. Quand ce n'est pas une espèce indigène, c'est intéressant de voir lesquelles ont un potentiel envahissant, explique-t-il.

L'objectif du projet n'est pas seulement l'accumulation de connaissances scientifiques, ajoute M. Drolet, mais aussi d'augmenter la sensibilisation des gens à la nature proche de chez eux et de les amener à aller observer cette nature et à voir l'importance qu'elle peut avoir dans leur vie.

L'an dernier, environ 6500 personnes ont inscrit plus de 36 000 observations à travers le pays dans le cadre de l'activité. Une personne du Québec particulièrement enthousiaste a fait plus de 280 observations au cours des trois journées.

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