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Grippe aviaire : pas de nouvelles carcasses depuis quelques semaines dans la Péninsule

Un fou de Bassan mort sur une plage.

Une carcasse de fou de Bassan à l'Île de Lamèque, le 9 juin

Photo : Radio-Canada / MARIO MERCIER

Le biologiste et coordonnateur de programme pour les espèces en péril chez Nature Nouveau-Brunswick, Lewnanny Richardson, observe un répit dans l’épidémie de grippe aviaire qui touchait des oiseaux retrouvés sur les côtes de la Péninsule acadienne.

Celui qui arpente régulièrement les 125 kilomètres de plage de la Péninsule acadienne à la recherche d’oiseaux morts ne voit presque plus de nouvelles carcasses de fous de Bassan.

Depuis ce printemps, il a dénombré plus de 3000 oiseaux morts, en forte majorité des fous de Bassan, mais aussi une cinquantaine de guillemots marmettes et quelques cormorans à aigrette. Du jamais vu comme bilan provisoire en 22 ans d’expérience, affirme-t-il.

Les fous de Bassan peuplent par milliers l’île Bonaventure, en Gaspésie.

Les fous de Bassan peuplent par milliers l’île Bonaventure, en Gaspésie.

Photo : Radio-Canada / Josée Basque

Dans une saison normale, quand il trouvait une vingtaine d’oiseaux morts de la grippe aviaire de mai à septembre, c’était déjà beaucoup.

La bonne nouvelle, c’est qu’il n’en voit plus. Cela ne veut pas dire pour autant qu’on est tiré d'affaire, avertit-il, devant un virus qui peut revenir en force cet automne.

« On ne voit plus de nouveaux cadavres depuis deux ou trois semaines. On ne sait pas si l’épidémie est terminée ou si c’est parce que les oiseaux ne se rendent plus ici. Mais on ne voit pas de nouvelles carcasses. C’est positif. Ça fait changement d’il y a deux mois. C’était paniquant. »

— Une citation de  Lewnanny Richardson, biologiste et coordonnateur de programme pour les espèces en péril chez Nature Nouveau-Brunswick

Rester sur ses gardes

Les seuls fous de Bassan morts que trouve Lewnanny Richardson maintenant sont de vieilles carcasses. Cela lui donne l’impression que le virus de la grippe aviaire frappe moins fort cet été, comme tout autre virus de la grippe.

« Je ne pense pas que la grippe aviaire est terminée. Il faut demeurer sur ses gardes. Peut-être qu'elle frappe plus fort au printemps et qu'elle va revenir cet automne. Le virus de la grippe est souvent plus ou moins ravageur selon les saisons. »

— Une citation de  Lewnanny Richardson, biologiste et coordonnateur de programme pour les espèces en péril chez Nature Nouveau-Brunswick

Au début de juin, le spécialiste de Nature Nouveau-Brunswick avait sonné l’alarme, car il en comptait des centaines chaque jour sur le sable.

Il n’y a pas de fous de Bassan au Nouveau-Brunswick. Cet oiseau niche sur l’île Bonaventure, en Gaspésie, et prend la mer pour se nourrir.

La grippe aviaire vient dégrader ses organes et l’oiseau dépérit. Parfois, il meurt en vol et l’oiseau agonisant vient s'échouer sur les plages du Nouveau-Brunswick, principalement dans la Péninsule acadienne.

La grippe aviaire se transmet par les muqueuses et les excréments. Le virus touche les organes. L’oiseau atteint peut notamment être pris de tremblements avant de mourir.

Le risque de contagion aux humains est très faible, mais il est recommandé de ne pas manipuler les oiseaux morts ou en fin de vie. Si vous en trouvez, téléphonez plutôt au ministère des Ressources naturelles.

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