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Patrick Brown sollicite un nouveau mandat à la mairie de Brampton

Patrick Brown en point de presse.

Patrick Brown a été exclu de la course à la direction des conservateurs à Ottawa au début de juillet.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le maire de Brampton, Patrick Brown, se présente pour un deuxième mandat à la tête de la ville en banlieue de Toronto, après avoir été exclu de la course à la chefferie des conservateurs fédéraux.

Il est maire de Brampton depuis 2018.

Il avait jusqu'au 19 août pour être à nouveau candidat en prévision des élections municipales d'octobre.

M. Brown a été disqualifié plus tôt ce mois-ci de la course à la direction du Parti conservateur du Canada à la suite d'allégations de violations de la réglementation sur les finances électorales.

Le père de deux enfants a nié de nouveau ces allégations lundi, les qualifiant de « fabriquées ».

« Malheureusement, le Parti conservateur du Canada ne voulait pas avoir une élection [à la chefferie] juste et équitable. »

— Une citation de  Patrick Brown, candidat disqualifié à la chefferie

Il affirme qu'il continue à évaluer ses « options légales » à ce sujet.

M. Brown a aussi profité du lancement de sa campagne à la mairie lundi pour affirmer que certains candidats conservateurs à Ottawa étaient du mauvais côté de l'histoire, citant leurs positions en matière « d'égalité du mariage, d'islamophobie et de la loi 21 [au Québec] » contre laquelle il promet de continuer à se battre.

Personne ne devrait perdre son emploi à cause de sa foi, a-t-il dit en référence à la loi 21.

Le porte-parole de M. Brown avait indiqué la semaine dernière qu'il voulait parler à ses proches et à ses amis avant de décider s'il solliciterait un deuxième mandat à la mairie.

Critiqué à Brampton

M. Brown ne fait pas l'unanimité à Brampton.

Cinq conseillers municipaux l'accusent de mettre en péril la démocratie locale, car ils affirment qu'il y a eu des irrégularités financières sous sa gouverne, y compris de l'argent versé à une firme employant un associé de M. Brown dans le cadre d'un projet universitaire. Le maire nie toute allégation de malversation.

Il se défend par ailleurs de choisir la mairie seulement parce qu'il a été exclu de la course à la chefferie des conservateurs fédéraux. J'aurais pu servir Brampton au niveau national, répond-il, promettant maintenant de se battre pour les intérêts de sa ville au niveau municipal.

Il se félicite d'avoir gelé l'impôt foncier pendant quatre ans. S'il est réélu, il promet entre autres de promouvoir l'embauche de plus de policiers pour s'attaquer aux gangs de rue et aux vols d'auto à main armée dans la région de Peel. La création d'emplois et l'obtention de plus d'investissements provinciaux et fédéraux font aussi partie de ses priorités.

« Du moment où M. Brown a été disqualifié de la course à la chefferie conservatrice, on se doutait qu'il allait tenter de conserver son poste à la mairie de Brampton. »

— Une citation de  Stéphanie Chouinard, politologue au Collège militaire royal du Canada à Kingston

Selon la professeure Chouinard, certains électeurs à Brampton pourraient avoir l'impression que la mairie est une option de rechange pour M. Brown, pas réellement le poste qu'il désirait.

Michael Diamond, stratège conservateur auprès de la firme Upstream Strategy, n'est pas surpris lui non plus de la décision de M. Brown de solliciter un autre mandat à la mairie. Il a l'énergie du lapin Energizer, lance-t-il. M. Diamond est d'avis que Patrick Brown pourra user de son premier mandat pour établir sa « crédibilité » et tenter de se faire réélire en octobre.

Les autres candidats en lice pour la mairie de Brampton sont Jermaine Chambers, Vidya Sagar Gautam et Cody Vatcher.

Avec les informations de CBC

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