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Le service de police de Repentigny adopte de nouvelles méthodes d’intervention

Helen Dion s'adresse aux médias.

Helen Dion, directrice du Service de police de la Ville de Repentigny, veut développer une police de proximité.

Photo : Radio-Canada

Les agents du Service de police de Repentigny (SPVR) se feront accompagner par six travailleurs sociaux lors des interventions liées à des problèmes de santé mentale, a indiqué sa directrice Helen Dion.

Ce projet vise à mieux adapter le soutien qu'on offre à la population, a expliqué Mme Dion, lors d'une entrevue à l'émission Tout un matin sur ici Première.

Elle révèle que 40 % des appels [au 911] concernent des personnes qui ont un état mental perturbé. Et pour répondre à ces appels, il faut des personnes spécialisées et plus adaptées à ce genre de situation, a-t-elle souligné.

Les intervenants peuvent se rendre seuls sur les lieux ou être accompagnés par des policiers. Ça dépend de la gravité de la situation, a affirmé Mme Dion.

Lorsqu’un appel sera effectué au 911, nos répartiteurs devront déceler la gravité [de la situation]. Si c'est un appel lié à une tentative de suicide par des médicaments, ils [les travailleurs sociaux] iront seuls, sans uniforme et avec une voiture normale, a-t-elle expliqué.

Il faut que la personne sache qu'on est là pour l'aider et non pour l'arrêter, a fait savoir Mme Dion. C'est un travail de suivi qu'on veut faire pour aider la personne à se sentir mieux. C'est pourquoi sur les six intervenants sociaux recrutés, deux vont être affectés au CISSS de Lanaudière.

Selon Mme Dion, ce projet a été longuement mûri. Depuis des années, on travaille pour améliorer nos méthodes d'intervention auprès des personnes souffrant de santé mentale. Avec le CISSS, on a mis des programmes de formation pour nos policiers. Mais là on veut aller plus loin en offrant un suivi aux personnes concernées.

Est-ce que le projet est lié à la bavure policière qui a conduit à la mort de Jean René Junior Olivier en août 2021?Mme Dion dit non, en affirmant que c'est une réflexion qui précède cet évènement.

La police doit développer de nouvelles façons de faire, être ouverte , créer de la diversité et de l'inclusion, s'est-elle justifiée.

Nous voulons faire de la police de proximité, nous faire connaître et faire connaître ce que nous faisons, parce que les gens ne connaissent pas le rôle du policier. Pourquoi on demande l'identification? Pourquoi on intercepte un véhicule? a expliqué Mme Dion.

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