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La pluie et le froid causent d’importants retards pour des agriculteurs

Un homme conduit un tracteur sur une terre agricole.

Le bilan de mi-saison 2022 de la Financière agricole du Québec fait état des effets climatiques difficiles sur les cultures de l'Abitibi-Témiscamingue. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

L'excès d'eau retarde considérablement le développement des champs semés après le 20 mai en Abitibi-Témiscamingue, et ce, particulièrement pour les cultures de pommes de terre et de céréales.

Le bilan de mi-saison 2022 de la Financière agricole du Québec (FADQ), déposé mercredi, fait état des effets climatiques difficiles sur les cultures de la région. On y rapporte également des retards causés par les nuits froides et par certaines périodes de gel lors du mois de juin.

« Les fortes précipitations ont fait en sorte que la capacité portante des sols n’était pas là. Il fallait attendre qu’ils sèchent pour débuter les travaux de préparation du sol et des semis, ce qui a causé pas mal de délais. »

— Une citation de  Marc Dickey, directeur territorial de la Financière agricole en Abitibi-Témiscamingue

Pascal Rheault, président régional de l’Union des producteurs agricoles (UPA), précise de son côté que d’autres complications pourraient être à prévoir, alors qu’une prorogation des dates limites de semis a été accordée par la FADQ pour l'avoine, l'orge, le soya, le canola et les pommes de terre.

On n’a pas pu entrer dans les champs aux dates optimales. Souvent, des semis ont été faits jusqu’à la nouvelle date limite du 20 juin, ce qui est extrêmement tard. Les grains pourrissent dans la terre parce qu’il y a trop d’eau, s’inquiète M. Rheault.

Peu d’impact sur la rentabilité des terres

Si certains producteurs n’ont pas été en mesure d’ensemencer la totalité de la superficie disponible, d’autres demeurent optimistes quant au rendement attendu en fin de saison.

On a été en mesure de semer sur 100 % de notre superficie. On voit les coûts de production qui augmentent et on ne peut pas se permettre de travailler des sols s’il n’y a pas de drainage souterrain. La rentabilité est là malgré tout, souligne Jean-Luc Baril, propriétaire de la ferme Lunick, au Témiscamingue, spécialisée dans la production de pommes de terre et de céréales.

Selon M. Baril, le froid n’a pas non plus été clément envers les cultures de céréales.

Quand le froid a frappé, on était déjà en retard. Le soya a été gravement affecté par ces températures. L’avoine et l’orge ont eu beaucoup trop d’eau en plus de ça, raconte-t-il.

De bonnes nouvelles malgré les retards

La Financière agricole du Québec rapporte aussi dans son bilan de mi-saison une production impressionnante de sirop d’érable dans la région, tant au niveau de la quantité que de la qualité.

Ce rendement serait essentiellement dû au prolongement du printemps. Selon Pascal Rheault, la fonte tardive de la neige aurait permis des contrastes de température plus importants entre le jour et la nuit, facilitant la coulée de sève.

Un excellent rendement a été déclaré du côté des céréales d’automne, comme le blé et le seigle. M. Rheault se réjouit également des récoltes abondantes de foin dans la région.

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