•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une étude pour connaître les impacts de la myriophylle à épis dans un lac de l’Outaouais

Marlène Thonnard tient un spécimen de myriophylle à épis devant le lac.

La myriophylle à épis est bien présente dans le lac des Trente-et-Un-Milles.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Radio-Canada

Des biologistes du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP mènent une étude sur l'impact de la présence de myriophylle à épis dans le lac des Trente et un Milles en Outaouais. On demande aux plaisanciers de ne pas s'approcher pour les laisser faire leur travail.

La lutte contre la myriophylle à épis s'intensifie. Cette espèce envahissante se retrouve dans plusieurs lacs du Québec et même s'il n'existe pas encore beaucoup d'études sur cette plante, plusieurs biologistes et certaines municipalités tentent de la contrôler avant qu'elle ne fasse trop de dommage.

Une équipe du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs sillonne d'ailleurs le lac des Trente et Un Milles dans la municipalité de Sainte-Thérèse-de-la-Gatineau, en Outaouais, pour évaluer la composition de la faune aquatique et pour limiter la propagation des boutures.

Ces chercheurs analysent également les poissons qu'ils ont recueillis dans les herbiers de myriophylle à épis. Cette étude a un but bien précis pour les biologistes sur le terrain.

On essaie de savoir exactement s'il y a une différence entre les herbiers de myriophylle à épis et les herbiers indigènes parce qu'on ne sait pas c'est quoi l'impact sur les communautés de poissons, explique Julie Deschênes, biologiste pour le ministère.

Julie Deschênes, devant un lac.

Julie Deschênes est biologiste pour le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Le ministère demande d'ailleurs aux plaisanciers de ne pas s'approcher à moins de 50 mètres des bouées orange ainsi que du bateau occupé par les biologistes, afin de ne pas nuire à la collecte de données et d'échantillon.

La myriophylle à épis se propage à un rythme effréné dans les plans d'eau sans que l'on comprenne encore les conséquences de sa présence. Certains riverains l'arrachent tout simplement, mais cette plante est très vigoureuse. Même une fois arrachée, elle peut reprendre racine ailleurs si elle n'est pas retirée de l'eau.

« C'est certain que l'on demande aux plaisanciers de ne pas passer dans les herbiers de myriophylle à épis et aussi de laver toutes embarcations avant de se déplacer dans un autre lac.  »

— Une citation de  Julie Deschênes, biologiste, ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs

La présidente de la Corporation du parc des Trente et Un Milles, Marlène Thonnard, insiste sur l'importance de cette étude.

Plus on va en savoir sur cette plante-là, mieux on va pouvoir informer les utilisateurs, plus on va pouvoir leur donner des indications sur quoi faire et ne pas faire et sensibiliser les utilisateurs avec l'information qu'on aura, fait-elle valoir en entrevue.

Il existe peu d'études qui portent sur les conséquences de la Myriophylle à épis, une plante envahissante qui se retrouve dans plusieurs lacs du Québec, reliées à la santé des poissons, En Outaouais, des biologistes et municipalités tentent de la contrôler avant qu'elle ne fasse trop de dommage. Les détails avec Christian Milette.

Certains veulent des actions plus concrètes et ont décidé d'être proactifs.

Dès cet été avec le regroupement sur la protection de l'eau, on va faire installer une toile de jute pour couvrir la myriophylle et essayer de s'en débarrasser, explique le maire de Sainte-Thérèse-de-la-Gatineau, Roch Carpentier.

Ce dernier soutient que tout sera fait dans les règles de l'art étant donné qu'il existe des règles pour installer ce genre d'équipement, notamment concernant la période autorisée. Selon M. Carpentier, la Municipalité pourra faire l'installation de la toile dès le 15 juillet.

De son côté, le ministère n'est pas contre l'idée, mais il veut s'assurer que ceux et celles qui voudraient éradiquer cette plante obtiennent une autorisation au préalable.

Une personne mesure la longueur d'un petit poisson alors qu'une autre note le résultat dans un tableau.

L'équipe évalue l'impact de la présence de myriophylle sur les espèces de poissons et crustacés vivant dans le lac.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Ce qu'on essaie de savoir, nous, c'est de savoir si c'est un habitat quand même pour le poisson, souligne Julie Deschênes. Ça ne veut pas dire qu'on ne veut pas que les gens l'enlèvent [la myriophylle], mais peut-être pas tous les herbiers en même temps, parce que ça devient un manque d'habitat pour les poissons à ce moment-là.

M. Deschênes et son équipe continueront de sillonner les eaux du Lac des Trente et Un Milles pour plusieurs semaines. Toutes les informations recueillies seront analysées et décortiquées afin de pouvoir élaborer un plan efficace pour freiner la propagation de la myriophylle à épis.

Avec les informations de Christian Milette

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...