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Un nouveau corps de police pour Winneway

Le bâtiment principal de la Première Nation de Long Point à Winneway.

La Première Nation de Long Point est située à Winneway, au Témiscamingue. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Après plus de 15 années de revendications, la communauté autochtone de Winneway, au Témiscamingue, aura finalement son propre corps de police après avoir conclu une entente avec le gouvernement du Québec, mardi.

Ce nouveau corps de police sera composé de patrouilleurs des Premières Nations de Kebaowek et de Temiskaming, ainsi que de policiers de la Sûreté du Québec (SQ).

Les patrouilleurs de la SQ demeureront dans la communauté pour les huit prochains mois. Les deux autres corps de police présents sur place prendront la relève par la suite.

La nouvelle entente, qui constitue la première phase d'un plus vaste projet, permet de combler des lacunes en matière de desserte policière qui persistaient depuis trop longtemps à Winneway, selon Steeve Mathias, chef de la Première Nation de Long Point.

« Les services n’étaient plus acceptables. On pouvait attendre au-delà de deux heures avant que la police arrive sur les lieux d’un incident. Les ambulanciers étaient toujours les premiers répondants. Ce n’était vraiment pas normal. »

— Une citation de  Steeve Mathias, chef de la Première Nation de Long Point
Un homme se tient à son bureau, stylo en main avec un écriteau accroché en arrière de lui, une plume et un tambour.

Steeve Mathias, chef de la Première Nation de Long Point.

Photo : Radio-Canada / Marie-Laure Josselin

Le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, affirmait sur nos ondes que le gouvernement travaillerait dans les prochaines semaines à reconnaître un territoire convenu à la communauté afin de simplifier les services policiers.

Un projet en deux étapes

La seconde phase du projet visera à créer un nouveau corps de police régional autochtone, entièrement autonome, afin d'éliminer la présence de la Sûreté du Québec dans la communauté de Winneway.

Tout n’est pas encore réglé. Heureusement, on a un projet pilote sur la table, proposé par la ministre de la Sécurité publique, qui va nous permettre de créer un corps de police régional chez nous, souligne M. Mathias.

Le fait d'avoir une régionalisation et de pouvoir travailler dans plusieurs communautés, ça enlève beaucoup de pression sur les policiers. Ça offre aussi de nouvelles opportunités d'avancement et de professionnalisation. On aura maintenant un préventionniste, un enquêteur, entre autres , a pour sa part fait valoir le ministre Lafrenière à l’émission Ça vaut le retour.

Ian Lafrenière s'adresse à des journalistes devant un drapeau du Québec.

Le ministre québécois responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière. (Archives)

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

La Première Nation de Long Point se donne jusqu’au 31 mars 2023 pour conclure une entente avec le gouvernement du Québec en la matière. Selon Steeve Mathias, beaucoup de travail reste à faire, notamment au niveau de la structure d’un éventuel corps policier régional assurant la sécurité publique dans plusieurs communautés autochtones.

Une desserte mieux adaptée

Selon Ian Lafrenière, la communauté de Winneway aura une desserte policière mieux adaptée avec cette entente intervenue entre les corps de police de Kebaowek, de la Première Nation de Temiskaming et la Sûreté du Québec.

Le ministre assure que l'entente n'aura pas d'impact négatif sur les services aux citoyens.

Quand le citoyen de Winneway va appeler la police, il aura un service, et ce, peu importe lequel des trois services est sollicité. Nous avons fait un gros travail d'arrimage au niveau technologique, notamment pour avoir de bons équipements de communication, a mentionné M. Lafrenière.

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