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Matières résiduelles : une subvention pour compenser les surcoûts liés à l’insularité

Tracteur qui pousse des déchets.

Les frais reliés à la gestion des matières résiduelles s’élèveront à 4,8 millions de dollars en 2022, un montant qui équivaut à environ 17 % du budget de la Communauté maritime des Îles-de-la-Madeleine (archives).

Photo : Radio-Canada

Alors que les coûts reliés à la gestion des matières résiduelles explosent dans l’archipel, la Communauté maritime des Îles-de-la-Madeleine recevra l’aide de Québec. Une subvention annuelle d’un million de dollars, disponible pour deux ans, a été annoncée mercredi matin.

C’est une excellente nouvelle et c’est une nouvelle qui était attendue depuis fort longtemps, se réjouit le président de la Communauté maritime des Îles-de-la-Madeleine, Jonathan Lapierre.

Les sommes offertes par le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques permettront de compenser les surcoûts reliés à l’insularité du territoire.

Déchets compactés.

Les déchargements ont lieu au Centre de gestion des matières résiduelles. Le tout est transporté dans un convoyeur, puis compacté (archives).

Photo : Radio-Canada

Si le compost est traité localement, les déchets ainsi que les matières récupérables doivent voyager par bateau jusqu’à Montréal, puis être acheminés à Victoriaville. Le transport maritime des détritus s’ajoute donc au transport routier que doivent généralement payer les administrations municipales.

« On est la seule municipalité qui doit transporter ses matières résiduelles par bateau. Ça amène un coût supplémentaire. »

— Une citation de  Jonathan Lapierre, président de la Communauté maritime des Îles-de-la-Madeleine et maire des Îles-de-la-Madeleine

Si les Madelinots ont récemment vu leur impôt foncier bondir en raison de la gestion des matières résiduelles, il n’est pas prévu de diminuer la taxe de service liée aux déchets ni les tarifs en vigueur à l’écocentre.

L’aide financière permettra plutôt de combler le manque à gagner du Centre de gestion des matières résiduelles. Des investissements seront aussi faits afin d’améliorer les bâtiments, les équipements ainsi que les opérations.

Selon Jonathan Lapierre, les coûts supplémentaires en matière de transport ont rendu certains investissements impossibles au fil du temps.

Jonathan Lapierre et François Legault marchent dans un corridor avec des masques au visage.

Le premier ministre François Legault était de passage aux Îles-de-la-Madeleine pour la toute première fois en avril dernier. Il marche ici aux côtés de Jonathan Lapierre (archives).

Photo : Emilie Nadeau

L’élu précise que l’aide accordée découle notamment d’une visite déterminante du premier ministre François Legault, en avril dernier, durant laquelle les conséquences de l’insularité des Îles-de-la-Madeleine avaient été exposées. Des représentations avaient également été faites auprès des administrations précédentes, ajoute M. Lapierre.

Cette aide est aussi l’un des résultats du décret sur l’insularité adopté à l’Assemblée nationale en 2016. Selon Jonathan Lapierre, il y a toutefois encore beaucoup de travail à faire pour bien faire comprendre la portée et la pertinence du décret.

On ne veut pas avoir un traitement différent des autres ou supérieur aux autres, on veut un traitement en toute équité, martèle-t-il.

Les frais reliés au traitement des matières résiduelles s’élèveront à 4,8 millions de dollars en 2022, un montant qui équivaut à environ 17 % du budget de la Communauté maritime des Îles-de-la-Madeleine.

Deux ans pour trouver des solutions

Jonathan Lapierre précise toutefois que le but n’est pas de transporter pour toujours les matières résiduelles.

Au cours des deux années de financement, des analyses quant aux solutions de rechange pouvant contribuer à disposer des quelque 15 000 tonnes de matières résiduelles produites chaque année dans l’archipel seront réalisées, et ce, avec l’aide de Québec.

M. Lapierre précise par ailleurs que le provincial est ouvert à prolonger sa subvention si aucune nouvelle solution n’est envisageable.

« Si cette recherche-là est probante et s’il y a une solution accessible pour la communauté des Îles, on pourra aller de l’avant. Si, inversement, il n’y a pas de solution qui s’adapte […] à la réalité des Îles, on aura au moins ce filet de sécurité. »

— Une citation de  Jonathan Lapierre, président de la Communauté maritime des Îles-de-la-Madeleine et maire des Îles-de-la-Madeleine

Le maire Lapierre précise que des recherches ont été faites au cours de la dernière décennie afin de trouver des avancées technologiques qui pourraient être utilisées en sol madelinot.

Souvent, le défi qu’on a, c’est que ces équipements technologiques sont destinés à des milieux qui génèrent de gros volumes de matières résiduelles, nuance Jonathan Lapierre.

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