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Portapique : une ancienne voisine du tueur avait si peur de lui qu’elle a déménagé

Voiture carbonisée parmi les ruines d'une maison.

Un véhicule appartenant à Gabriel Wortman est aperçu dans les décombres de sa maison incendiée au 220 Portapique Beach Road, à Portapique en Nouvelle-Écosse, peu après la tuerie d'avril 2020.

Photo : CBC / Steve Lawrence

Radio-Canada

La commission d'enquête sur la tuerie d'avril 2020 en Nouvelle-Écosse a entendu le témoignage d'une ancienne voisine du tueur, mardi. Brenda Forbes a raconté qu'elle avait tellement peur de lui qu'elle a fini par vendre sa maison et déménager.

La commission a entendu le témoignage de la femme, visiblement émue et encore traumatisée par ce qu'elle a vécu à Portapique au début des années 2000.

Cette militaire à la retraite a affirmé qu’elle a alerté les résidents sur la dangerosité de son voisin à de nombreuses reprises.

Il nous a demandé si on pouvait lui fournir des munitions ou des armes ou n’importe quoi de ce genre et nous lui avons dit : certainement pas, a raconté Brenda Forbes.

Pourtant, le tueur est parvenu à s'en procurer puisqu'il s'amusait à tirer sur son terrain.

Mon mari lui a dit qu’il ne pouvait pas faire ça, a dit Brenda Forbes, mais le tueur ne l'aurait pas écouté.

Brenda Forbes, une ancienne voisine du tueur de Portapique, garde un mauvais souvenir de cette époque.

Brenda Forbes, une ancienne voisine du tueur de Portapique, garde un mauvais souvenir de cette époque.

Photo : Radio-Canada

Plus troublant encore, Brenda Forbes a été témoin des violences que Gabriel Wortman faisait subir à sa conjointe Lisa Banfield.

On était rendus au point où j’avais peur qu’elle se fasse tuer, a-t-elle témoigné.

Brenda Forbes a prévenu la GRC en 2013, soit sept ans avant que l'homme en question procède à la pire tuerie de l'histoire moderne du Canada.

Rien n'a été fait, jamais, se désole-t-elle.

En fait, des dizaines de témoins ont raconté, dans des entretiens avec la commission, à quel point cet ancien denturologue était violent, arrachant le dentier des clients qui ne pouvaient pas payer et harcelant sexuellement des clientes et des employées, même après voir été sanctionné par l'ordre des denturologistes en 2007.

Après avoir plaidé coupable de l'agression d'un adolescent de 15 ans en 2002, il a subi une interdiction temporaire de posséder des armes.

Pourtant, dans un courriel envoyé le lendemain de la tuerie au bureau du ministre de la Sécurité publique, la commissaire de la GRC Brenda Lucki a listé quatre armes semi-automatiques utilisées par le tueur.

Elle a d'abord indiqué que ces informations ne devaient pas être rendues publiques, mais dans un autre courriel, elle a indiqué au contraire qu'elle souhaitait que le type d'armes soit révélé.

Un comité de la Chambre des communes doit se pencher sur les communications entre la GRC et le gouvernement Trudeau d'ici la fin du mois.

D’après un reportage d’Adrien Blanc

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