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Marjorie Marshall : à chacun son chapeau

La chapelière d'Edmonton Marjorie Marshall ne manque pas d’idées pour créer l’accessoire indispensable qui, dit-elle, permet à chacun d’exprimer sa personnalité.

Elle sourit devant la caméra

Entretien avec Marjorie Marshall, chapelière d'Edmonton.

Photo : Radio-Canada / Genevieve Tardif

Dans la maison de Marjorie Marshall, l’art est omniprésent. Des tonnes de photos, des peintures et des œuvres créées par des amis agrémentent chaque pièce. Cette passionnée des arts et du design sait s’entourer d’objets qui stimulent sa créativité. 

Et sa créativité, elle en fait bon usage. Sa maison abrite au sous-sol un petit atelier rempli de tissus et de boutons qu’elle transforme en chapeaux de toutes sortes.

« Quand je vois un tissu, ça me parle. »

— Une citation de  Marjorie Marshall, chapelière
Des étagères sont remplies de chapeaux et de livres, le mur est rempli de photos inspirantes.

L'atelier de Marjorie Marshall est rempli d'accessoires et d'inspirants.

Photo : Radio-Canada / Genevieve Tardif

L’artisane utilise des tissus variés pour confectionner ses chapeaux, qu’il s’agisse de tissus décoratifs ou d'ameublement par exemple. Tous, dans ses mains, peuvent prendre la forme d'un chapeau, son accessoire de prédilection pour compléter une tenue.

La dessinatrice de mode de formation raconte être tombée amoureuse de la chapellerie par le biais d’une amie chapelière.

Tout d’un coup, j’ai commencé à mettre ses chapeaux et je me suis dit : "je pense que je peux faire mes propres chapeaux".

Marjorie se rappelle avoir gagné un prix en 2000 avec sa première création. Un chapeau rempli d’imprimés photographiques où l’on peut notamment reconnaître la mannequin Kate Moss.

« Cette année-là, toutes mes créations de mode étaient accompagnées de chapeaux pour compléter mes ensembles. »

— Une citation de  Marjorie Marshall, chapelière

Un bagage diversifié

Marjorie Marshall a eu la chance d’être influencée par plusieurs milieux pour stimuler sa créativité. Originaire de la ville de Québec, elle a grandi à Miami et a poursuivi ses études à Chicago.

Elle constate d’ailleurs une différence au niveau de la fonctionnalité des chapeaux, selon l'endroit où il est porté.

« Quand tu habites à Chicago et que tu décides de mettre un chapeau, c’est pour être vue. C’est la même chose quand tu es à New York. Ici, les gens portent un chapeau pour avoir chaud ou se protéger du soleil [rires]. »

— Une citation de  Marjorie Marshall, chapelière

Elle remarque aussi l’importance du chapeau dans la culture haïtienne.

« La mode est importante. Quand tu vas à une fête haïtienne, tout le monde est bien habillé. Il y a beaucoup de couleur, beaucoup de rubans, on met des chapeaux!  »

— Une citation de  Marjorie Marshall, chapelière
Un béret rouge est exposé sur une tête de mannequin.

Les chapeaux de Marjorie Marshall peuvent être admirés autant sur une tête que dans un musée.

Photo : Radio-Canada / Genevieve Tardif

La distinction par l'accessoire

Selon elle, le chapeau permet de se distinguer et d’affirmer sa personnalité. C’est une occasion de faire ressortir son unicité.

Je trouve que c’est important, parce que je trouve qu'en ce moment, tout le monde se ressemble. Ça m'attriste un peu. Ça n’a pas besoin de coûter cher, tu peux aller dans une "chiffonnerie" et y trouver quelque chose de spécial.

« Si je vois quelqu'un qui n'a pas de chapeau, je vais trouver un chapeau pour cette personne-là juste à la regarder. »

— Une citation de  Marjorie Marshall, chapelière

Selon elle, l'icône de mode Iris Apfel, aujourd'hui centenaire, est un exemple à suivre en termes de distinction vestimentaire. Elle n’hésite pas à arborer des accessoires flamboyants.

Elle a un style que je veux avoir si j’ai la chance de vivre jusqu’à cet âge. J’aurais aimé confectionner des chapeaux pour elle.

Marjorie ne s’identifie pas à un style en particulier quand vient le temps de créer des chapeaux.

Ses chapeaux peuvent être admirés autant sur une tête que dans un musée, comme lorsqu'elle a participé à une exposition avec le collectif 5 Artists 1 Love au début de l'année. On peut aussi en trouver tout près d’une centaine dans son atelier.

Portail de L'atelier culturel.

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