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COVID-19 : l’indice de risque en Atlantique est le plus élevé au pays

Une femme administre une dose de vaccin à une personne âgée.

Une femme administre une dose de vaccin à une personne âgée.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les données d’un groupe de recherche chapeauté par la santé publique du Canada révèlent que trois des quatre provinces de l’Atlantique détiennent « l’indice de risque » de COVID-19 le plus élevé au pays.

L’indice de risque de la recherche est calculé d’après quatre critères : la protection vaccinale, les infections et la propagation, les répercussions de la COVID-19 sur le système de soins de santé provincial et la mortalité.

Dès que le calcul pour une province dépasse le score de 2,04, l’indice du risque est considéré comme élevé. Il devient très élevé à partir de 2,50, extrêmement élevé à partir de 3,50 et sévère à partir de 4,50.

Indice de la COVID-19 au Canada

Alberta

1,47

Manitoba

1,55

Saskatchewan

1,60

Ontario

1,92

Colombie-Britannique

2,07

Île-du-Prince-Édouard

2,21

Québec

2,43

Nouvelle-Écosse

2,71

Nouveau-Brunswick

2,95

Terre-Neuve-et-Labrador

2,98

Canada

2,04

Avec son score de 2,98, Terre-Neuve-et-Labrador est en haut du classement canadien. Le Nouveau-Brunswick n’est pas très loin derrière, avec un score de 2,95. La Nouvelle-Écosse est listée troisième au pays, avec un score de 2,71.

L’Alberta est la seule province canadienne présentant un indice de risque de niveau modéré avec un score de 1,47; toutes les autres sont au niveau élevé, avec des scores variant de 1,55 à 2,43.

L'Île-du-Prince-Édouard, la province de l'Atlantique qui se porte le mieux dans le classement, a un score de 2,21.

Au Nouveau-Brunswick

Au Nouveau-Brunswick, il est estimé qu’approximativement 1700 personnes par jour contractent le variant Omicron pour la première fois, en date du 9 juillet.

Ce nombre se traduit par 213 infections pour 100 000 habitants, ce qui est deux fois et demie la moyenne nationale, chiffrée à 87.

Tara Moriarty, une professeure de l’Université de Toronto qui se spécialise dans la recherche sur les maladies infectieuses, pense que le nombre de personnes qui contractent le variant Omicron au Nouveau-Brunswick est probablement encore plus élevé.

Si on tient compte de ceux qui contractent le virus pour la deuxième fois, vous pouvez ajouter un autre 30 % et le bilan hebdomadaire se situerait plutôt à 2210 nouveaux cas par jour, estime-t-elle.

Une photo de Tara Moriarty.

Les données de recherche de Tara Moriarty indiquent que 54 % de la population du Nouveau-Brunswick aurait été infectée au moins une fois par le variant Omicron. La moyenne nationale est de 49 %.

Photo : Gracieuseté : Tara Moriarty

Selon ses calculs, Tara Moriarty prévoit que la province pourrait dans les prochaines semaines enregistrer 17 hospitalisations par jour liées à la COVID-19, dont une aux soins intensifs.

La santé publique répertorie à ce jour 429 décès liés à la COVID-19 depuis le début de la pandémie au Nouveau-Brunswick, dont 290 associés à la vague Omicron.

Mme Moriarty avance pour sa part que 488 Néo-Brunswickois seraient morts des suites du variant Omicron, ce qui dépasse de loin les données fournies par la province.

Elle estime également que les hospitalisations liées au variant Omicron auraient coûté jusqu’à maintenant 99 millions de dollars au gouvernement néo-brunswickois.

La santé publique n’a pas répondu à une demande de commentaires faite par CBC sur l’indice de risque de la province et sur les propos de Tara Moriarty. Une mise à jour sera offerte par la santé publique du Nouveau-Brunswick mardi.

À Terre-Neuve-et-Labrador

Le scénario est relativement similaire à Terre-Neuve-et-Labrador, indique Mme Moriarty.

À Terre-Neuve, le taux de positivité augmente très rapidement. Cela pourrait être lié au variant BA.5, qui émerge dans la province comme ailleurs au pays, dit-elle.

Il y aurait 1400 nouvelles infections par jour dans la province, auxquelles s'ajoute un nombre important de personnes qui contractent le virus pour la deuxième fois.

Le nombre d'infections rapportées diminue dans la province, mais, en raison du manque d'accès aux tests de dépistage, il est difficile d'avoir un portrait clair de la situation. Des analyse des eaux usées montrent une augmentation de la présence du virus au sein de la population.

Le 6 juillet dernier, huit personnes étaient hospitalisées et une personne se trouvait aux soins intensifs. Une mise à jour est prévue mercredi.

Avec des informations de CBC

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