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De nouveaux logements sociaux inoccupés depuis plusieurs mois

Une photo extérieure de la résidence pour aînés E.L.A.N. et de la cour toute gazonnée.

La résidence pour aînés E.L.A.N. est presque vide pour une question d'assurance.

Photo : Gracieuseté/Martin Briault

Seulement trois des 16 logements sociaux de la nouvelle résidence E.L.A.N. pour aînés autonomes, située sur la rue Arpin à Laverlochère-Angliers, sont présentement occupés.

L’organisme responsable de l’établissement n’est pas en mesure d’obtenir les assurances nécessaires à l’obtention de la certification de résidence pour aînés auprès du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).

Comme plusieurs autres nouveaux logements sociaux et communautaires pour aînés ailleurs au Québec, la résidence E.L.A.N. se trouve dans une impasse. Malgré la conclusion des travaux durant l’automne 2021, l’établissement ne peut pas accueillir de nouveaux locataires, n’étant pas assuré.

« On a dû faire entre 15 et 20 demandes à différentes compagnies d’assurance », sans succès, souligne Martin Briault, chargé de projet principal pour le groupe de ressources techniques Abitibi-Témiscamingue Ungava.

« Entre-temps, on s’est résignés à ouvrir le bâtiment et à l’exploiter comme un bâtiment d’habitation normal, sans les services habituels d’une résidence pour aînés. »

— Une citation de  Martin Briault, chargé de projet principal

Une situation difficile

L’organisme E.L.A.N. Laverlochère a tout de même pris la décision d’héberger trois locataires qui devaient initialement emménager en septembre dernier. Ce faisant, les administrateurs assurent eux-mêmes les risques en cas d’accident.

L’organisme a accueilli ces gens parce qu'ils n'avaient nulle part où aller. La pénurie de logements frappe fort. On tente de trouver des solutions pour les autres, mais il n’y en a pas. On a du mal à dormir la nuit. La balle est vraiment dans le camp des assureurs, affirme M. Briault.

Pour Pierre Babinsky, directeur des communications et des affaires publiques pour le Bureau d’assurance du Canada, la réticence des compagnies d’assurance serait due à une évaluation normale des risques. Selon lui, l’inexpérience de l’équipe de gestion pourrait être l’un des facteurs expliquant la méfiance des assureurs.

On observe un resserrement de marché dans certains secteurs de l’assurance pour les entreprises. Les assureurs exercent une meilleure discipline au niveau de l’évaluation des risques à la suite d’une augmentation du nombre de sinistres et une augmentation de leurs coûts, explique M. Babinsky.

La réponse du ministère

À la suite des questions de Radio-Canada, le MSSS affirme par courriel être « bien au fait des difficultés que rencontrent certaines [résidences pour aînés] à vocation sociale lors de l’obtention d’un permis en lien avec la détention des assurances requises ».

Le ministère indique également que le Programme d'aide aux résidences privées pour aînés et autres entités privées apparentées (PARPA-EPA), mis en place en août 2021, offre une aide face à l’augmentation des primes d’assurances dans les milieux de vie privés accueillant des aînés.

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