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Organisme LGBTQ+ de North Bay attaqué sur le web : un incident « honteux »

L'extérieur d'OUTLoud North Bay.

OUTLoud North Bay affirme avoir revu sa façon de gérer ses comptes sur les réseaux sociaux à la suite des attaques. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Radio-Canada

L’organisme LGBTQ+ OUTLoud North Bay a été la cible « de milliers de commentaires, d’avis, de courriels et d’appels téléphoniques qui étaient tous discriminatoires et qui dénaturent notre organisme », du 7 au 8 juillet.

C'est ce que dévoile un communiqué publié par l'organisme et signé par le conseil d’administration et le directeur général Seth Compton. Or, les réactions à cette attaque sur les médias sociaux sont nombreuses.

Une publication du compte Twitter LibsofTikTok, qui contenait les détails d’une soirée drag pour jeunes organisée par OUTLoud, serait à l'origine de l'attaque. Il s’agit d’un événement qui aura lieu le 17 juillet et qui est réservé aux membres de l’organisme pour permettre aux jeunes de s’exprimer librement et de s’amuser avec leurs pairs.

Ces commentaires contenaient aussi des menaces de violence envers les entreprises locales qui appuient OutLoud, nos bénévoles et nos jeunes, peut-on lire dans le communiqué.

Malgré la vague d’attaques, OUTLoud s’engage à offrir une place sécuritaire, puisqu’il est évident que c’est plus nécessaire que jamais.

Des activistes et des politiciens dénoncent l'attaque et réclament plus d'appuis aux groupes marginalisés dans la région.

Beaucoup de choses passent inaperçues

Le communiqué d'OUTLoud North Bay indique que ces attaques ne sont pas des incidents isolés, elles se produisent quotidiennement partout, dont à North Bay.

Cette haine et ces menaces ne font que diminuer la santé mentale et le sens de l’identité d’un individu et ces effets sont irréversibles, y ajoute-t-on.

La mairesse adjointe et conseillère municipale de North Bay, Tanya Vrebosch, remarque aussi que les crimes haineux sont à la hausse. Selon elle, la tolérance du public à l’égard de ces incidents est inacceptable.

« Si vous ne faites pas partie de la communauté, vous ne vous en êtes probablement pas aperçus si vous n’avez pas lu les nouvelles ou été sur les réseaux sociaux. Ainsi, beaucoup de choses passent inaperçues. Beaucoup de crimes haineux passent inaperçus et rien ne se produit. Il n’y a pas de conséquences. »

— Une citation de  Tanya Vrebosch, conseillère municipale de North Bay

Une autre élue, Johanne Brousseau, trouve honteux de s’en prendre à des jeunes qui ont trouvé une place sécuritaire pour passer leur temps.

Johanne Brousseau, conseillère municipale à North Bay, assise à une table à pique-nique à l'extérieur.

Johanne Brousseau est aussi présidente du comité de services communautaires de North Bay. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Frédéric Projean

La haine et le racisme ne sont pas les bienvenus à North Bay et ne sont pas les bienvenus dans le Nord de l’Ontario. Peut-être que nous autres qui sommes silencieux, qui n’aimons pas ça, on doit commencer à être plus actif pour essayer d’arrêter ça.

Il nous reste encore beaucoup de chemin à faire

La députée provinciale néo-démocrate de Nickel Belt, France Gélinas, croit qu’une des conséquences de la pandémie est que la colère et la haine sont beaucoup plus présentes, et tous ceux qui sont marginalisés le ressentent.

Portrait de France Gélinas.

La députée provinciale néo-démocrate de Nickel Belt, France Gélinas, a assisté au lancement des festivités de Fierté Sudbury lundi.

Photo : Radio-Canada / Aya Dufour

Il faut quand même avoir les yeux ouverts. Il y a des gens en ce moment qui sont plein de colère et de haine, et c’est facile [de la] diriger contre les groupes marginalisés parce que, la plupart du temps, ils ne peuvent pas se défendre, affirme-t-elle.

La directrice générale de Fierté North Bay, Jocelyn Greene, est arrivée à la même conclusion. D’après elle, c’est un problème qui est davantage présent dans le Nord qu’ailleurs en province.

Nous avons une communauté plutôt forte qui appuie beaucoup, mais, malheureusement, on est dans le Nord du Canada. Il y a toujours une certaine mentalité de la vieille école, explique-t-elle.

Mme Greene estime que l’éducation est l’une des façons les plus efficaces de lutter contre la haine à l’encontre de la communauté LGBTQ+. Elle croit que si les gens veulent entendre que leurs notions préconçues ne sont pas correctes, c’est une victoire pour nous.

Avec les informations d'Aya Dufour et de Chris St-Pierre

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