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Un retour au Québec rempli de confusion et d’angoisse pour une voyageuse

Une femme parle devant la caméra dans sa cour.

Claire Maria Ford dit avoir respecter toutes les directives du gouvernement fédéral, mais malgré tout, la santé publique canadienne l'appelle chaque jour pour lui dire de s'isoler.

Photo : Radio-Canada

Jérémie Camirand

Depuis son retour au pays, une voyageuse de Québec est bombardée d’appels et de courriels de la part de la santé publique canadienne lui demandant de se mettre en quarantaine, et ce, même si elle est adéquatement vaccinée.

Claire Maria Ford est revenue au Québec la semaine dernière après un séjour à Londres. Avant son départ, elle a rempli toutes les exigences et s'est inscrite à l’application fédérale ArriveCAN qui demande aux voyageurs des renseignements sur leur état de santé et sur leur voyage.

Malgré un retour au pays sans anicroche, elle dit être contactée par la santé publique canadienne chaque jour par courriel et par téléphone.

À ma grande surprise, le lendemain matin [de mon retour], j'ai reçu un courriel disant que si j'étais une personne nouvellement arrivée de voyage, je devais faire un check-in avec l’application ArriveCAN tous les jours, explique-t-elle.

Lors de l’un de ces appels, une voix automatisée l’informe qu’elle devrait se placer en quarantaine. Pourtant, elle est adéquatement vaccinée contre la COVID-19.

« Je suis supposée être en quarantaine. Comment ça? Ça se peut pas. Je suis vaccinée, je suis plus que vaccinée. J'ai porté le masque. Personne ne m'a rien dit à l'aéroport. Je n'ai pas de symptômes. »

— Une citation de  Claire Maria Ford, une résidente de Québec revenue d'un voyage à Londres

Lors de ce même appel, elle apprend qu’elle pourrait recevoir une amende de 5000 $ par jour si elle ne s’isole pas. Claire Maria Ford décide donc d’appeler directement la santé publique canadienne afin d’obtenir des éléments de réponse.

Ces discussions avec un employé ne mèneront finalement à rien. On l’informe plutôt que la situation serait due à un problème informatique et qu’on ne peut rien y changer.

C'est super compliqué, tu ne peux pas avoir une réponse claire, avoue-t-elle.

Angoisse inutile

Lundi matin, Mme Ford indiquait avoir reçu, une fois de plus, un courriel de la santé publique du Canada. Elle ignore quand tout cela va prendre fin, mais pour l’instant, elle n’hésite pas à déplorer l’angoisse causée par une telle confusion.

C'est difficile de parler à une vraie personne. Celle à qui j'ai parlé n'était pas capable de me donner des réponses claires. Donc, il y a beaucoup de confusion, mêlée avec un peu d'angoisse et d'anxiété, affirme la femme.

Claire Maria Ford avoue vouloir partager son histoire avec autrui afin d’éviter à d’autres voyageurs de vivre une situation semblable à la sienne.

C'est important d'en parler parce que, s'il y en a d'autres qui vivent cette confusion, cette angoisse-là, ce serait important de clarifier les choses, dit-elle.

Des précisions

L’Agence de la santé publique du Canada a décliné notre demande d’entrevue, mais nous a tout de même redirigés vers son site Internet.

Sur l’une des pages du site, on peut lire qu’une voyageuse comme Claire Maria Ford ne devrait pas se mettre en quarantaine (Nouvelle fenêtre) à son arrivée au Canada.

« Si vous respectez toutes les exigences d’entrée, êtes entièrement vacciné et que vous n’êtes pas choisi pour subir un test aléatoire obligatoire, vous n’avez pas à vous mettre en quarantaine. »

— Une citation de  Citation tirée du site Internet de l’Agence de santé publique du Canada

L’Association des agents de voyage du Québec l’assure : une personne qui a reçu ses deux doses de vaccin ne doit pas s’isoler si elle ne ressent aucun symptôme.

C'est sincèrement la première fois que j'entends parler de cela, de cette problématique-là, et c'est complètement déplorable. On ne peut pas stresser les gens comme ça à cause d'un problème informatique, déplore le vice-président de l’association, Éric Boissonneault.

Le vice-président rappelle également que les citoyens ne doivent pas se plier à un bogue informatique, mais doivent plutôt respecter la loi en vigueur.

Avec les informations de Louis-Philippe Arsenault

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