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La Fédération métisse du Manitoba recrute des membres dans les autres provinces

Plan rapproché de M. Chartrand.

Président de la Fédération métisse du Manitoba depuis 1997, David Chartrand a été réélu en mai.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

La Fédération métisse du Manitoba (MMF) visitera des villes de l’Ouest canadien et de l’Ontario cet été dans l’espoir d’amener des Métis de la Rivière-Rouge à se joindre à elle.

Selon les lignes directrices du Ralliement national des Métis (RNM), une personne peut revendiquer son identité métisse dans la province où elle habite en s’enregistrant auprès de l’organisation provinciale membre du RNM.

La Fédération métisse du Manitoba, qui en était membre, s’est dissociée du RNM l’automne dernier. Elle invite maintenant des Métis vivant à l’extérieur du Manitoba à se joindre à elle.

Le président de la MMF, David Chartrand, a récemment participé à des rencontres à Calgary et Regina pour avoir une meilleure idée des besoins des Métis qui, selon l'organisme, sont des citoyens de la MMF quand leurs origines remontent à la colonie de la Rivière-Rouge.

Ce qu’on entend, c’est qu’ils ne reçoivent pas de services dans les régions de ce territoire, affirme-t-il.

Villes où la MMF tiendra des rencontres cet été

  • Edmonton
  • Saskatoon
  • Regina
  • Yorkton (SK)
  • Prince Albert (SK)
  • Kamloops (C.-B.)
  • Fort McKay (AB)
  • Kenora (Ont)

Mon travail en tant que président, ajoute-t-il, c’est de m’assurer que nous protégeons les droits de chaque citoyen de la Rivière-Rouge qui a dû vivre ailleurs pour quelques raisons que ce soit : raisons historiques, ou motifs liés à son emploi ou sa vie amoureuse. C’est aussi de m’assurer qu’il est de mon ressort que j’offre ces services.

« C’est très clair qu’il y a des personnes que ça préoccupe. Ils entendent parler de ces financements que nous négocions avec Ottawa pour l’avancement de notre peuple [alors qu’ils] ne reçoivent pas de services dans leur province. »

— Une citation de  David Chartrand, président de la Fédération métisse du Manitoba

David Chartrand explique qu’en vertu du programme Beyond Borders de la MMF, il est possible de devenir membre de l'organisation si on vit à l’extérieur du Manitoba, mais on ne peut alors rester membre de l’organisme métis de sa province.

Ces citoyens métis hors province peuvent voter aux élections de la MMF, mais l’organisme ne sait pas encore comment il pourra leur offrir des services. Lors de sa dernière assemblée générale, en mai, la MMF comptait 2000 membres vivant à l'extérieur du Manitoba.

Une action antidémocratique selon la Nation métisse de l'Alberta

Dans un courriel, la présidente de la Nation métisse de l’Alberta, Audrey Poitras, déclare qu’il est antidémocratique et inacceptable qu’une personne revendique le pouvoir à l'extérieur de la juridiction où elle a été élue présidente, surtout quand un gouvernement élu existe déjà.

Audrey Poitras, Carolyn Bennett et d'autres personnes signent des papiers. Les drapeaux de la Nation métisse sont derrière eux.

La présidente de la Nation métisse de l'Alberta, Audrey Poitras (au premier plan) et la ministre Carolyn Bennett (en blanc) ont signé une entente à Ottawa, en 2019, avec les représentations des Nations métisses de l'Ontario et de la Saskatchewan.

Photo : Courtoisie de Métis Nation of Alberta

La Nation métisse de l’Alberta, affirme-t-elle, fonctionne en Alberta pour offrir des services, des programmes et du financement aux citoyens métis dans notre province.

« Des tentatives de s’emparer du pouvoir ont eu lieu ailleurs dans le monde et à travers l’histoire, et nous savons que ce comportement n’a pour but que de consolider le pouvoir d’une personne, sans transparence ni reddition de comptes. Il ne s'agit jamais d’appuyer le peuple qu’ils prétendent représenter. »

— Une citation de  Audrey Poitras, présidente de la Nation métisse de l’Alberta

Le gouvernement fédéral a officiellement reconnu le droit à l’autogouvernance des Nations métisses de l’Alberta, de la Saskatchewan et de l’Ontario en 2019, en accordant davantage de pouvoir à leurs gouvernements. C’était la première entente du genre à être conclue avec des groupes métis.

Au Manitoba, une entente de reconnaissance et de mise en œuvre de l'autonomie gouvernementale des Métis et été signée en juillet 2021. Une autre entente, en 2018, avait posé les bases de l'autogouvernance et prévoyait un financement de 154 millions de dollars permettant à la MMF d'offrir des services en matière d’économie, de logement, de santé, de garderies et d’éducation.

En Colombie-Britannique, le Métis Christopher Yates est maintenant membre de la MMF et de la Nation métisse de la Colombie-Britannique.

À ses yeux, l'organisme manitobain agit pour le bien des citoyens. Ils passent à l’action au sujet de choses dont on ne fait que parler dans les autres organisations, dit-il. C’est bien d’avoir des idées, et la MMF en fait des réalités.

Christopher Yates, debout près d'une rivière, tient un drapeau métis,

Christopher Yates est maintenant membre de la MMF et de la Nation métisse de la Colombie-Britannique. Il aimerait que son organisation provinciale en fasse plus, en particulier en ce qui a trait aux droits de chasse et pêche.

Photo :  Gracieuseté Christopher Yates

Christopher Yates rappelle que les provinces et leurs frontières sont des constructions coloniales qui nuisent à la reconnaissance des droits des Autochtones.

Les provinces ont des frontières qui n’ont pas été implantées par nos peuples, alors pourquoi serions-nous liés par elles? Je ne crois pas qu’on le soit et à mon avis, notre leadership ne le pense pas non plus.

Avec les informations de Renée Lilley

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