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Winnipeg Transit reçoit plus d’un demi-milliard de dollars en investissements

Un autobus dans la ville de Winnipeg.

Les investissements permettront notamment d'acheter près de 100 autobus électriques.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Winnipeg Transit bénéficiera de 508 millions de dollars de la part des trois paliers gouvernementaux pour moderniser et électrifier son réseau de transport en commun.

Correctif : une version précédente de cet article mentionnait que la Winnipeg Transit allait recevoir 538 millions de dollars. En réalité, il s'agit d'une erreur du maire de Winnipeg, Brian Bowman, qui s'est trompé dans ses calculs lors de son discours.

Une centaine d’autobus électriques et 135 autobus au diesel seront achetés grâce à ces investissements. Un nouveau garage sera également construit pour remplacer celui du nord de la ville, qui date des années 1950.

Les investissements permettront aussi de remplacer 325 dispositifs de fixation pour fauteuils roulants dans des autobus déjà sur les routes en plus de modifier les équipements radio des véhicules par des systèmes de transports intelligents.

La Ville prévoit également la construction d'un corridor rapide pour le transport en commun, au centre-ville de Winnipeg.

Schéma du couloir rapide à être construit.

L'un des objectifs du plan directeur du transport en commun est la construction d'un couloir rapide pour les autobus, au centre-ville.

Photo : Plan directeur du transport en commun de Winnipeg

Un plan en voie de se réaliser

La Ville, avec l’aide du provincial et du fédéral, met ainsi en application son plan directeur du transport en commun qu’elle avait adopté au printemps 2021. Ce dernier proposait une réforme en profondeur du système de transport en commun de la ville.

Le plan donnait à la municipalité 25 ans pour réaliser ses objectifs.

Heather Stefanson, Brian Bowman, Terry Duguid, Reg Helwer, Kevin Lamoureux, lors d'une conférence de presse à winnipeg, le 7 juillet 2022.

« [L’électrification des transports] est l’une des priorités pour combattre les changements climatiques », affirme le maire de Winnipeg, Brian Bowman.

Photo : Radio-Canada / Julien Sahuquillo

Pour le maire de Winnipeg, Brian Bowman, la modernisation du réseau de transport en commun s’avérait plus que nécessaire.

Winnipeg Transit a besoin d’être mis à jour depuis des générations. La mise en place du plan de remaniement transformera un réseau créé pour nos grands-parents en un réseau pour nos enfants et petits-enfants., affirme-t-il.

Les gouvernements fédéral et provincial investissent respectivement environ 203 et 169 millions de dollars. Selon le maire de Winnipeg, la Ville déploie pour sa part plus de 135 millions de dollars pour ce projet.

Selon M. Bowman, il s’agit d'une des transitions vers le zéro émission les plus entreprenantes au Canada.

[L’électrification des transports] est l’une des priorités pour combattre les changements climatiques, ajoute-t-il.

Aucun contractant de confirmé

Le maire de Winnipeg n’a pas confirmé, jeudi, avec qui la Ville conclura les contrats pour l’achat des autobus promis. Il a toutefois laissé entendre que l’entreprise winnipegoise New Flyer pourrait les obtenir.

Il y a un processus en place qui doit être respecté, mais bien évidemment, nous voulons créer des emplois à Winnipeg, où je considère que nous faisons les meilleurs autobus au monde, affirme le maire de la ville.

Des autobus diesel sujets à la critique

Dans une déclaration écrite, la porte-parole du NPD en matière d'environnement et de changement climatique, Lisa Naylor, soutient la nécessité d’améliorer le réseau de transport en commun pour le rendre plus fiable et plus propre.

Mme Naylor avance que pendant six ans, les progressistes conservateurs n'ont rien fait pour améliorer l'infrastructure de transport en commun.

La porte-parole du NPD critique le choix d’agrandir la flotte d’autobus diesel. Nous ne pouvons pas arriver à un avenir de transport en commun à zéro émission si le PC continue de rater des occasions d'avoir une province plus propre et plus saine, a-t-elle déclaré.

La militante environnementaliste, Sylvie Hébert, est heureuse de voir les trois ordres de gouvernement agir ensemble.

En tant qu’utilisatrice régulière du réseau de transport en commun winnipégois, Mme Hébert affirme qu’il est nécessaire d’avoir davantage de bus en circulation afin de réduire les temps d’attente et attirer plus de monde à prendre l’autobus.

Cependant, comme Lisa Naylor, Sylvie Hébert avoue avoir été déçue d’entendre que le nombre d’autobus diesel allait également augmenter. Il faut s’en éloigner, car c’est un combustible fossile.

Lors de la conférence de presse, le maire Brian Bowman a expliqué que garder une partie des autobus en diesel est un choix qui s’inscrit dans un processus de transition.

Selon Sylvie Hébert, la Ville aurait dû faire l’effort de passer l’ensemble des bus à l’énergie électrique.

«  On n’a pas de temps à perdre. »

— Une citation de  Sylvie Hébert, militante environnementaliste

L’annonce était attendue depuis longtemps par le membre de l’organisme Functional Transit Winnipeg, Brian Pincott.

Cet argent permettra de développer l’accessibilité au transport en commun dans la Ville. Et, selon lui, le constat est sans appel, si l’on a un système qui est plus efficace, qui fonctionne pour plus de monde, alors cela va réduire les gaz à effet de serre (...) On verra plus de monde laisser leur automobile à la maison, souligne-t-il.

Brian Pincott explique qu’avec ce nouveau financement, 75 % de la population de Winnipeg vivra à moins de 800 mètres d’un arrêt d’autobus desservant le réseau primaire. Cela veut dire que toutes les 15 minutes un autobus passera à cet arrêt.

Avec les informations de Julien Sahuquillo et Émile Lapointe

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