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Archives

En 1672 décédait Marie de l’Incarnation, fondatrice des Ursulines en Nouvelle-France

Marie de L'Incarnation tient une croix en bois dans ce portrait peint par Hugues Pommier.

Il y a 350 ans décédait Sainte Marie de l'Incarnation.

Photo : Radio-Canada / Archives des Ursulines de Québec

Radio-Canada

Le 30 avril 1672 décédait un des personnages historiques de la Nouvelle-France. Marie de l’Incarnation a été la fondatrice des Ursulines dans la colonie française et plusieurs la considèrent comme l'une des grandes mystiques de l’Église catholique.

Canonisation

Le 3 avril 2014 au Vatican se déroulait une cérémonie qui revêtait une grande signification pour l’Église catholique du Canada.

Reportage de la journaliste Guylaine Bussière sur la canonisation de François de Montmorency-Laval et de Marie de l'Incarnation

Ce jour-là, comme le souligne l’animatrice du Téléjournal, Céline Galipeau, le pape François a élevé au rang de saints deux piliers de l’Église catholique de la ville de Québec.

Il s’agit de François de Montmorency-Laval, premier évêque de la ville et fondateur du séminaire de Québec, ainsi que Marie de l’Incarnation, fondatrice des Ursulines en terre québécoise.

Fait assez inhabituel, le souverain pontife, plutôt que d’utiliser une procédure normale, a décrété la canonisation de l’ecclésiastique et de la religieuse à cause de leur grande notoriété dans l’histoire de l’Église catholique du Québec.

Le reportage de la journaliste Guylaine Bussière souligne qu’après la nomination de l’archevêque de Québec, monseigneur Cyprien Lacroix, à la pourpre cardinalice, ces deux canonisations sont un véritable cadeau pour la ville.

Une femme remarquable

« La sainte de l’équilibre, Marie de l’Incarnation. »

— Une citation de  André Vachon, 30 avril 1972

Une sainte équilibrée.

Interview avec l'historien André Vachon sur la vie de Marie de l'Incarnation

Voilà comment l’historien André Vachon résume la personnalité de Marie de l’Incarnation dans une entrevue qu’il accorde à Jacques Houde, animateur de l’émission 5D, diffusée à l’occasion du tricentenaire de la disparition de la religieuse.

Née dans la ville française de Tours en 1599 et décédée à Québec en 1672, Marie Guyart, nom laïque de Marie de l’Incarnation, démontrera toute sa vie un caractère enjoué et un sens poussé de l’organisation et de la dévotion.

Ces qualités s’avéreront fort utiles dans la mission d’évangélisation et d’instruction religieuse qu’elle s’est donnée auprès des jeunes filles autochtones et françaises en Nouvelle-France.

Pour réaliser sa mission auprès des enfants des Premières Nations, Marie de l’Incarnation apprendra plusieurs langues autochtones.

Elle composera par ailleurs plusieurs dictionnaires dans ces langues.

À partir de 1642, et jusqu’à sa mort, Marie de l’Incarnation contribuera à l’éducation de dizaines de jeunes filles dans le monastère qu’elle a fondé dans la basse-ville de Québec.

La vie a été semée d’obstacles pour la religieuse.

L’argent lui a souvent manqué.

Elle a même connu l’endettement et la mendicité, notamment après l’incendie qui a détruit le couvent des Ursulines en 1651.

André Vachon souligne par ailleurs la modernité de la foi de Marie de l’Incarnation.

Cette dernière met l’accent sur l’amour de Dieu plutôt que sur sa sévérité ou son aspect moralisateur.

Une grande mystique

Un autre élément essentiel de la foi de Marie de l’Incarnation est le mysticisme.

La religieuse développe une spiritualité alimentée par une communication et des contacts très intimes, quasi charnels, avec Dieu.

Cette spiritualité exaltée peut paraître pratiquement comme de la folie, du moins pour des esprits empreints de rationalité.

Mais l'est-elle vraiment?

Dans la foulée de la canonisation de Marie de l’Incarnation, la journaliste-réalisatrice Françoise Stanton s'intéresse à cette question.

Reportage de la journaliste-réalisatrice Françoise Stanton sur le mysticisme de Marie de l'Incarnation

Elle propose dans le cadre de l’émission Second regard du 18 mai 2014 un reportage sur la pièce de théâtre Marie de l’Incarnation ou la déraison d’amour, sur un texte établi par Jean-Daniel Lafond en collaboration avec la comédienne Marie Tifo.

Alain Crevier est l’animateur de l’émission Second regard.

Dans ce reportage, Françoise Stanton interroge Marie Tifo, la metteuse en scène Lorraine Pintal, le professeur d’histoire religieuse Louis Rousseau et quelques ursulines sur le mysticisme que développe Marie de l’Incarnation.

Comment interpréter dans son contexte historique le mysticisme de la religieuse?

Était-elle schizophrène, folle ou, au contraire, saine d’esprit?

Par ailleurs, pourquoi en cette époque de rationalité, le comportement, à première vue irrationnel, de la religieuse semble-t-il autant attirer de gens?

Le reportage nous permet de comprendre un des aspects les plus saisissants d’une femme dont l’action quotidienne et la démarche spirituelle ont eu une influence marquante sur la ville de Québec de même que sur la société canadienne-française et québécoise.

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