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Rogers-Shaw : la médiation n’a pas permis de résoudre les objections à la fusion

L'enseigne de Rogers communications

Le Bureau de la concurrence tente de bloquer la fusion entre Rogers et Shaw, parce qu'elle réduirait le choix pour les Canadiens et entraînerait des factures plus élevées pour les consommateurs.

Photo : La Presse canadienne / Aaron Vincent Elkaim

La Presse canadienne

Les discussions entre le Bureau de la concurrence et Rogers Communications et Shaw Communications, cette semaine, n'ont pas permis de résoudre les objections du groupe de réglementation à leur fusion, ont indiqué mercredi les deux entreprises.

Aux yeux du professeur Dwayne Winseck, de l'Université Carleton, le résultat suggère que la proposition de vendre l'opérateur sans fil Freedom Mobile à Québecor n'a pas suffi pour apaiser les inquiétudes du régulateur au sujet du regroupement proposé par les deux entreprises, d'autant plus que les activités de Shaw Mobile seraient conservées.

Il n'est pas du tout clair si cette entente passera le test avec le Bureau de la concurrence, a affirmé M. Winseck.

« Le Bureau de la concurrence a plaidé contre le projet de fusion au motif que tout cela est profondément problématique [...] et qu'en couper des morceaux ne suffira probablement pas. »

— Une citation de  Dwayne Winseck, professeur de journalisme et de communications à l'Université Carleton

Rogers et Shaw ont rencontré l'organisme de réglementation lundi et mardi dans un processus de médiation. Le Bureau de la concurrence a tenté de bloquer la fusion parce qu'elle réduirait le choix pour les Canadiens et entraînerait des factures plus élevées pour les consommateurs.

Il a indiqué que la vente de Freedom ne remplacerait pas la concurrence croissante que Shaw Mobile livrerait en Alberta et en Colombie-Britannique et en ferait finalement un concurrent plus faible.

Dans leur déclaration, Rogers et Shaw ont indiqué que l'examen de leur accord se poursuivrait comme indiqué précédemment, ajoutant qu'ils étaient ouverts à la poursuite des discussions avec le régulateur à tout moment.

Les entreprises entendent travailler pour mettre en valeur les avantages de leur fusion, notamment le projet de vente de Freedom à Québecor.

Edward Rogers et Brad Shaw

Edward Rogers, président du conseil d'administration de Rogers Communications, et Brad Shaw, président et chef de la direction de Shaw Communications, discutent avant le début de l'audience du CRTC sur la fusion des deux entreprises le 22 novembre dernier.

Photo : La Presse canadienne / Fred Chartrand

Un accord toujours possible

L'analyste Matthew Dolgin, de Morningstar, n'avait pas de grands espoirs pour la médiation, mais considérait malgré tout l'absence de résolution comme négative pour le sort de l'accord, puisqu'il s'agissait d'une autre voie qui aurait pu le faire avancer.

Cependant, j'ai toujours bon espoir que les deux parties pourront parvenir à un accord entre elles. Et si elles ne le font pas et que l'affaire est portée devant le Tribunal de la concurrence, je pense que Rogers et Shaw ont un dossier solide en leur faveur, a-t-il dit.

La transaction Rogers-Shaw a déjà reçu l'approbation des actionnaires et du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), mais demeure assujettie à l'examen du Bureau de la concurrence et du ministre de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique.

Lundi, l'Alberta a déposé un avis indiquant son intention d'intervenir dans les procédures du Tribunal de la concurrence au sujet de l'entente.

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