•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le projet des Berges Hatley ne fait toujours pas l’unanimité 

Une salle où échangent des citoyens.

Des résidents ont pu venir échanger avec différents intervenants du projet mercredi.

Photo : Radio-Canada / Emy Lafortune

Les Magogois ont pu rencontrer le promoteur ainsi que la firme environnementale et l’équipe d’urbanisme impliqués dans le projet des Berges Hatley, qui prévoit 16 immeubles d’habitation et 96 logements en bordure de la rivière Magog. Une soirée portes ouvertes a été organisée à l’Hôtel de Ville mercredi pour permettre aux citoyens de poser leurs questions. Certains résidents ont aussi saisi l'occasion pour manifester leur mécontentement.

Rappelons que le projet ne fait pas l’unanimité. Devant la grogne citoyenne et des pétitions ayant amassé des centaines de signatures au printemps dernier, le promoteur Patrick Crépeau est retourné à la table à dessin et a présenté une sixième version de son projet il y a quelques semaines.

La mouture actuelle a évolué avec le temps. On a été à l’écoute des préoccupations des citoyens, entre autres pour les pistes cyclables, pour les bandes de protection, pour la diminution des îlots de chaleur, explique-t-il.

« On a fait quand même assez d’efforts, et on juge que la version finale serait une version en équilibre avec les préoccupations citoyennes et nos droits comme promoteur, indique-t-il.  »

— Une citation de  Patrick Crépeau, promoteur des Berges Hatley

Il dit avoir apprécié la rencontre de mercredi, qui lui a permis de répondre à certaines inquiétudes du public. On rassure les gens, on leur explique que c’est un projet de location, ça ne sera pas nécessairement du [logement] haut de gamme, donne-t-il comme exemple. 

Certains citoyens peu rassurés

Les deux sourient devant une affiche qui indique "Sauvons notre forêt".

Une dizaine de personnes ont manifesté devant l'Hôtel de Ville mercredi, dont Renald Bujold et Rose Marie Morales.

Photo : Radio-Canada / Emy Lafortune

Une dizaine de citoyens ne se sont toutefois pas montrés convaincus. Ils ont manifesté devant l’Hôtel de Ville et discuté avec les intervenants présents mercredi soir.

Ils demandent notamment au promoteur d’élargir les bandes riveraines protégées, pour qu’elles passent du 10 m actuellement proposé à 30, voire 50 m. Selon certains opposants, une relocalisation d’une partie du projet pourrait aussi être envisagée.

Je ne suis pas contre le projet immobilier. Je sais que ça en prend, des logements. [...] Pourquoi ne pas concentrer des logements près de la rue de Hatley et de laisser une bande d’un minimum de 30 m? La Ville pourrait racheter une partie du boisé pour le préserver et M. Crépeau pourrait installer huit immeubles en haut et le reste, faire une concession avec la Ville et s’installer... il y a des endroits dans la Ville où il n’y a pas d’arbres a fait remarquer Ginette Caluori, qui était sur place. 

Le résident Renald Bujold, qui était aussi à l’Hôtel de Ville, est du même avis. 

« Si on veut faire de la densification, il ne faut pas la faire au détriment des endroits naturels qu’il nous reste, surtout celui-là. Il est unique. C’est la rivière Magog, des pâturages, des champs, de la flore, de la faune, une piste cyclable. Ce n’est pas rien, ce n’est pas un boisé ordinaire.  »

— Une citation de  Renald Bujold, citoyen

Il dénonce aussi le fait que le projet doit être construit dans une pente. Ça exige toutes sortes de travaux lourds et ça va endommager profondément les racines [...] Dans 10 ans, la majorité ou tous les arbres seront morts, croit-il.

La mairesse de Magog, de son côté, dit comprendre les préoccupations des opposants, mais avance que le projet est accepté par une grande majorité de la population.  

Il faut comprendre que c’est un projet où le terrain était déjà zoné, ce n’est pas un nouvel usage qu’on autorise, c’est quelque chose qui était déjà permis, ajoute-t-elle. 

Elle indique également qu’un déménagement du projet sur un autre terrain n’a pas été envisagé par la Ville. Ce n’est pas si simple, car ce terrain-là lui appartient [au promoteur], constate-t-elle. 

Patrick Crépeau espère pouvoir commencer ses travaux à la fin de  2022 ou au début de 2023. 

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !