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Des dizaines d’animaux abandonnés après le 1er juillet

Des chats dans des cages.

Plusieurs cages sont pleines à la SPCA Saguenay.

Photo : Radio-Canada / Béatrice Rooney

Radio-Canada

Encore cette année, plusieurs animaux de compagnie ont été abandonnés par leur propriétaire en raison de la période de déménagement. À Saguenay, la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) a reçu une centaine de chiens et de chats depuis le mois de mai.

Ces chiens et ces chats sont tous à la recherche d'une nouvelle famille. Ils ont été abandonnés ou retrouvés errants dans les rues.

Pour certains, leurs propriétaires déménageaient dans un nouveau logement qui interdisait les animaux. Ils ont donc été confiés aux mains des refuges comme celui de la SPCA Saguenay dont les installations sont presque à pleine capacité actuellement.

« La plupart des propriétaires trouvent que c'est une étape difficile, que c'est un deuil à faire. C'est soit j'ai un appartement ou je suis dans la rue avec mon animal sans toit. »

— Une citation de  Mélanie St-Gelais, directrice générale de la SPCA Saguenay

Aucune loi concernant les animaux et les logements n’est enchâssée dans le Code civil du Québec. Il revient au propriétaire de décider s'il accepte les animaux ou non dans ses locations et ce dernier a le droit d'émettre certaines conditions.

Un chien dans une cage.

La SPCA Saguenay a dû accueillir de nombreux animaux en raison des déménagements.

Photo : Radio-Canada / Béatrice Rooney

C'est un couteau à double tranchant. Des propriétaires nous racontent des histoires d'horreur, que l'appartement est démoli [à cause des animaux] et ils n'ont aucun recours pour faire payer les dommages par les locataires, affirme Mélanie St-Gelais.

À la fourrière d'Alma, on constate qu'il y a toujours des abandons à cause des déménagements, mais qu'ils sont en diminution depuis quelques années.

Quand j'ai commencé il y a 29 ans, c'était terrible, mais là on dirait que le monde regarde plus souvent ça pour leurs animaux, pour qu'on puisse les remplacer, signale le responsable de la fourrière municipale, Jimmy Maltais.

Un appel à la responsabilité

Les responsables de refuges estiment que les locataires ont leur rôle à jouer.

Peut-être que si les personnes qui ont des animaux étaient plus sensibilisées et faisaient attention quand ils sont dans un loyer, ça ne serait pas comme ça aujourd'hui, soutient M. Maltais.

D'être responsable, ça va peut-être faire en sorte qu'il y a plus de propriétaires qui acceptent les animaux, mais c'est sûr que, pour l'instant, on paye pour ceux qui ne sont pas responsables, conclut la directrice générale de la SPCA Saguenay.

D'après le reportage de Béatrice Rooney

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