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Le Congrès ukrainien canadien demande l’expulsion de la Russie du G20

Vladimir Poutine devant une carte de la Russie.

Le président russe Vladimir Poutine en entrevue télévisée, en juin

Photo : via reuters / SPUTNIK

La Presse canadienne

La présidente du Congrès ukrainien du Canada, Alexandra Chyczij, a écrit au premier ministre Justin Trudeau pour lui demander de mener une campagne visant à expulser la Russie du forum des plus grandes économies mondiales.

Mme Chyczij a affirmé que la Russie utilise le G20 comme plateforme pour mentir sur les raisons de son invasion de l'Ukraine.

Elle a également déclaré que le maintien de la Russie à la table de discussions rendrait difficile pour le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, d'assister au sommet du G20 qui aura lieu à Bali, en Indonésie, en novembre prochain, en tant qu'invité.

Une femme se tient dans un corridor. Elle regarde vers la gauche.

La présidente du Congrès ukrainien canadien, Alexandra Chyczij, demande à Ottawa de faire campagne à l'international pour retirer à la Russie le droit de siéger au G20.

Photo : Radio-Canada

La semaine dernière, M. Trudeau avait déclaré que le Canada participerait à la réunion des dirigeants du G20 en novembre même si le président Vladimir Poutine y participait également, affirmant qu'il était important de contrer la voix que la Russie aura à cette table.

En 2014, le premier ministre Stephen Harper avait déclaré qu'il souhaitait que les dirigeants expulsent la Russie du groupe des pays industrialisés du G8 après son annexion de la Crimée. Après que l'adhésion de la Russie a été suspendue indéfiniment, les nations restantes sont devenues connues sous le nom de G7.

Selon Mme Chyczij, le Canada devrait faire preuve du même leadership audacieux en appelant au retrait de la Russie du G20.

Situation diplomatique tendue

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Mélanie Joly, participera à la réunion des ministres des Affaires étrangères du G20 en Indonésie cette semaine, et son homologue russe Sergueï Lavrov devrait également être là. Ce dernier a été l'un des partisans les plus virulents de l'invasion et des justifications du président Poutine.

Lorsqu'on lui a demandé si elle serrerait la main de M. Lavrov, Mme Joly a répondu qu'elle ne le ferait pas, mais a déclaré qu'elle prévoyait profiter de l'occasion pour dénoncer les mensonges russes sur l'invasion.

En mars, la ministre Joly s'est jointe à d'autres pour quitter une réunion des Nations unies à Genève lorsque M. Lavrov, contre qui le Canada avait imposé des sanctions quelques jours plus tôt, a commencé à parler.

En avril, la ministre des Finances, Chrystia Freeland, a pris part à un retrait d'une réunion du G20 des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales à Washington pour protester contre l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

En mai, la ministre du Commerce international, Mary Ng, s'est jointe à ses homologues des États-Unis, de l'Australie, du Japon et de la Nouvelle-Zélande pour quitter une réunion de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique à Bangkok lorsque le représentant russe a commencé à parler.

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