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Les entreprises du Manitoba rural charment les réfugiés ukrainiens

Yurii Kashperskyi transporte un paquet dans l'usine d'ECBVerdyol à Blumenort, au Manitoba, le 6 juillet 2022.

Yurii Kashperskyi est arrivé au Canada le 20 juin et travaille depuis à ECBVerdyol, au Manitoba.

Photo : Radio-Canada / Anne-Louise Michel

Afin de lutter contre la pénurie de main-d'œuvre, les entreprises situées en milieu rural au Manitoba sont en mode de séduction. Elles tentent de charmer les réfugiés ukrainiens pour qu'ils s'installent loin des grandes villes de la province.

C'est le cas d'ECBVerdyol, qui possède deux usines au Manitoba. L'une d'elles se trouve à Blumenort, à une soixantaine de kilomètres au sud-est de Winnipeg.

L'entreprise fabrique des produits conçus pour contrôler l'érosion aux abords des routes, notamment. Elle emploie actuellement neuf réfugiés ukrainiens fraîchement débarqués au Manitoba dans son installation de Blumenort.

Le président-directeur général d'ECBVerdyol, Mark Myrowich, raconte que ses grands-parents se sont installés au Manitoba après la Première Guerre mondiale. Il a voulu à son tour faire sa part pour la communauté ukrainienne.

Je suis sûr que des gens les ont aidés à l'époque à s'installer au Manitoba. Mon devoir, c'est donc de les aider à s'installer et ce que j'ai à leur offrir, ce sont des occasions de travailler, explique-t-il.

Mark Myrowich ajoute que cinq autres Ukrainiens sont en attente de visa pour travailler dans l'autre usine de l'entreprise, à Riverton.

Mark Myrowich de l'entreprise ECBVerdyol, dans l'usine de Blumenort au Manitoba, le 6 juillet 2022.

Mark Myrowich, président-directeur général de l'entreprise ECBVerdyol, dans l'usine de Blumenort, au Manitoba.

Photo : Radio-Canada / Anne-Louise Michel

Au final, il aimerait avoir une vingtaine d'Ukrainiens dans ses deux usines.

Ce sont des employés de grande qualité. Ils sont fantastiques. Ils veulent travailler et me demandent de faire des heures supplémentaires. Ils veulent faire de l'argent, pour subvenir à leurs besoins, mais aussi pour en envoyer en Ukraine pour soutenir l'effort de guerre, dit Mark Myrowich.

Fuyant la guerre en Ukraine et arrivé au Canada le 20 juin, Yurii Kashperskyi apprécie son nouvel environnement de travail.

Mon patron est vraiment super. Le travail n'est pas difficile, mais c'est physique, dit-il en anglais.

Yurii Kashperskyi souhaite obtenir sa résidence permanente et s'installer au Canada. Son patron, lui, souhaite une intégration à long terme de ces réfugiés.

Mark Myrowich souligne que la communauté s'est alliée pour leur trouver du logement et leur indiquer où se trouvaient certains services, comme l'épicerie.

Cet élan de solidarité réjouit le Congrès des Ukrainiens canadiens.

Bénévole de l'organisme au Manitoba, Nick Krawetz affirme que les communautés rurales font des levées de fonds, sollicitant des dons auprès d'entreprises pour accueillir les Ukrainiens tout en leur demandant si elles veulent embaucher des Ukrainiens.

Toute la province se mobilise. La raison pour laquelle les Ukrainiens viennent s’établir ici, c'est que le mot se répand que le Manitoba offre plus de soutien et de services aux nouveaux arrivants en provenance de l'Ukraine, explique Nick Krawetz.

Malgré la barrière de la langue, Mark Myrowich constate que les employés se comprennent grâce aux applications de traduction.

La province dit que, depuis le mois de mai, environ 3700 Ukrainiens ont transité par le centre d'accueil des réfugiés du Manitoba.

Avec les informations de Jérémie Bergeron et d'Anne-Louise Michel

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