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La baisse des prix de l’immobilier se poursuit à Toronto et à Vancouver

Une affiche « À vendre » devant une maison à Toronto.

Le nombre de propriétés vendues est en baisse. (Archives)

Photo : CBC/Evan Mitsui

Radio-Canada

Le ralentissement du marché de l'immobilier à Toronto et à Vancouver se poursuit. Les prix continuent de baisser depuis le sommet historique observé en février 2022.

Les statistiques du mois de juin 2022 dévoilent que le nombre de maisons vendues à Toronto et à Vancouver a chuté de plus du tiers par rapport aux sommets. De plus, le prix moyen est maintenant en baisse depuis plusieurs mois.

Moins de ventes à Toronto

La chambre immobilière Toronto Regional Real Estate Board (TRREB) a indiqué que 6474 maisons ont été vendues dans la région du Grand Toronto le mois dernier, soit une baisse de 41 % par rapport à juin dernier.

Comme ç'a été le cas dans de nombreuses régions du Canada, les prix des maisons à Toronto et dans les environs ont explosé pendant la pandémie de COVID-19, car les taux d'intérêt exceptionnellement bas ont permis aux acheteurs d'étirer leur budget pour acheter des maisons plus chères. Cette tendance a brusquement changé de direction en mars de cette année, lorsque la Banque du Canada a commencé à relever les taux d'intérêt.

L'impact sur le marché a été presque immédiat, puisque les ventes et les nouvelles inscriptions ont ralenti. Les guerres d'enchères qui étaient autrefois monnaie courante ont commencé à s'atténuer, les acheteurs pouvant se permettre d'être plus sélectifs.

Les ventes de maisons ont été affectées à la fois par le défi de l'accessibilité financière présenté par les hausses des taux hypothécaires et par l'effet psychologique ayant poussé les acheteurs qui peuvent se permettre des coûts d'emprunt plus élevés à mettre leur décision en suspens pour voir si les prix des maisons allaient cesser d'augmenter, a déclaré Kevin Crigger, président du TRREB. Attendez-vous à ce que les conditions actuelles du marché restent en place pendant les mois plus lents de l'été.

Des prix en baisse

Il y a également un ralentissement du côté des prix à Toronto, bien qu'il ne soit pas aussi prononcé que celui en cours du côté du volume.

Le prix moyen d'une maison vendue au cours du mois de juin était de 1 146 254 $. Il s'agit d'une hausse de 5 % par rapport au même mois de l'année précédente. Le prix moyen est en baisse depuis quatre mois.

Le prix de vente moyen est en baisse de 14 % par rapport au sommet de plus de 1,3 million de dollars atteint en février.

La baisse des prix est une bonne nouvelle pour les acheteurs, mais l’abordabilité reste un défi.

Kriti Bhardwaj et son mari, Sachin Advani, se tiennent à l'écart du marché depuis quelques années, cherchant une occasion d'acheter. Même s'ils constatent que les prix demandés diminuent, ils remarquent que le taux qu'ils devraient payer sur tout nouveau prêt hypothécaire augmente plus rapidement, ce qui les force à rester hors du marché.

Je pense qu'il s'agit d'un processus progressif et qu'il faudra peut-être attendre quelques mois avant de voir une baisse significative par rapport à l'importance de l'augmentation [des prix] en 2021, a déclaré Mme Bhardwaj.

Mais ça se calme, a-t-elle ajouté. Il y a plus de propriétés sur le marché et il y a moins d'acheteurs.

Ralentissement à Vancouver aussi

L’histoire est similaire sur la côte ouest puisque le nombre de ventes à Vancouver a chuté de 35 % par rapport au niveau de l'année dernière, bien que le prix moyen soit relativement stable jusqu'à présent.

Le prix moyen d’une maison vendue en juin dans le Grand Vancouver s'est établi à 1 235 900 $, en hausse de 12 % par rapport à l'année dernière, mais en baisse de plus de 2 % depuis trois mois.

L'agent immobilier Steve Saretsky a déclaré qu'il y a eu un changement de direction assez important depuis février, en particulier dans les communautés de banlieue à l'extérieur du centre-ville, là où les prix ont le plus augmenté lorsque le télétravail était la norme.

Tout ce qui se trouve à plus d'une heure de [voiture de] la ville connaît la plus forte baisse, mais c'est aussi là que les prix avaient le plus augmenté, a-t-il déclaré en entrevue à CBC News.

Selon M. Saretsky, la hausse des taux d'intérêt a entraîné une correction du marché immobilier.

Avec les informations de Pete Evans, de CBC

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